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dimanche 5 juin 2016

Un nouveau trio exécutif à la tête de la CFE-CGC



Un nouveau trio exécutif à la tête de la CFE-CGC élu avec 90,83% des voix.

François Hommeril (54 ans) est officiellement le nouveau président de la Confédération Française de l’Encadrement-CGC. Élu le 1er juin à l’occasion du premier jour du 36e Congrès confédéral à Lyon, il succède à Carole Couvert et devient le dixième président de l’histoire de l’organisation. Le nouveau trio exécutif est complété par Alain Giffard (61 ans), successeur de Marie-Françoise Leflon au poste de Secrétaire général, et par Franck Zid (60 ans), réélu comme Trésorier national, un poste qu’il occupe depuis le Congrès de Saint-Malo, en 2013.

Ce nouveau triumvirat confédéral s’était dessiné dès le comité directeur du 25 avril dernier durant lequel la CFE-CGC avait fait savoir qu’un trio unique avait été proposé à l’unanimité, plébiscitant François Hommeril, Alain Giffard et Franck Zid. "Nous allons à un Congrès rassemblés et nous faisons la démonstration d'une organisation en ordre de marche qui sait rester unie", avait indiqué Carole Couvert, alors présidente confédérale.

Au cœur d’un printemps social décisif pour l’avenir des salariés (projet de loi El Khomri et négociation sur l’assurance chômage), la CFE-CGC peut donc s’enorgueillir de préparer dans les meilleures conditions et de manière responsable les prochaines échéances décisives, au service et au soutien de ses adhérents et militants.

"Je tiens à saluer le travail accompli par la précédente direction confédérale lors de la dernière mandature, déclare François Hommeril. Les trois dernières années ont été propices au développement de la CFE-CGC, il faut continuer à travailler dans cette direction pour faire de la CFE-CGC une organisation visible, représentative et créative, incarnant une culture d’excellence."

jeudi 26 mai 2016

Communiqué confédéral : Arrêtez les blocages !

La CFE-­CGC dénonce la prise en otage et la paralysie de la France !
La CFE-­CGC en appelle aux manifestants des organisations syndicales qui bloquent actuellement notre pays afin de lever les barrages et les blocages, quel que soit le secteur d'activité.
La CFE-­CGC en appelle au sens des responsabilités de chacune et de chacun !
En effet, quelles sont ou quelles seraient les conséquences d'une paralysie qui durerait :
1. La dégradation de l’image et du rayonnement de la France dans le monde : des investissements étrangers en préparation risquent d'être stoppés net. Si tel est le cas se sont de belles opportunités de création d'emplois perdues pour notre pays ! D’ores et déjà, les entreprises qui n'ayant pas les
investissements nécessaires à leur montée en gamme réfléchissent à des délocalisations avec toutes les conséquences sur l'emploi et le pouvoir d'achat des salariés !
2. Pour les TPE et PME qui ne peuvent plus produire ou qui ne peuvent plus livrer les marchandises produites, c'est le chômage technique total ou partiel qui se met en place. Poursuivre dans cette voie de conflits, c’est mettre en danger même l'existence de l'entreprise entrainant des redressements judiciaires voire des liquidations avec autant de salariés qui risquent de perdre leur emploi et
toutes les conséquences sur leurs familles !
3. Des salariés, des fonctionnaires, des contractuels pris en otage par ce mouvement ne pourront plus aller travailler ! Pire, dans certain cas cela signifie pour tous ceux qui sont en période d'essai, un risque potentiel de perte de cet emploi, qu'ils avaient peut-­être mis des mois à décrocher !
Pour les autres cela signifiera inexorablement une perte de salaire donc de pouvoir d'achat !
4. Opposer les salariés entre eux, peut provoquer des dérapages, en espérant qu'il n'y ait aucun blessé voire pire....
5. Cette paralysie va opposer les personnes et laisser des traces profondes de clivage dans notre société et nous mettrons des mois pour effacer les stigmates, des mois pendant lesquels d'autres pays passeront devant nous.... 
Pour toutes ces raisons, la CFE-­CGC en appelle au sens des responsabilités de chacune et chacun ! Avant de faire grève ou de bloquer quoi que ce soit, demandez-­vous si vous avez envie que votre fils, votre fille, votre mari, femme, conjoint, conjointe... Perde son travail ????
Demandez-­vous quel est le motif réel du blocage ? Est-­ce une problématique de salaire dans votre entreprise ou administration ? Si oui cela doit se régler au sein de votre entreprise !
Est-­ce la peur de demain et de ne plus avoir d'emploi ? Alors, c'est un sujet de discussion entre partenaires sociaux et avec le gouvernement. Bloquer ne fera qu'accélérer ce que vous craignez
mais ne permettra en aucune façon de l'éviter ou de trouver des solutions alternatives ensemble !
Est-­ce votre reste à vivre qui sous la pression fiscale de ce début de quinquennat a baissé ? Alors là encore, c'est une discussion avec le gouvernement sur la fiscalité des ménages (voire des entreprises).
La CFE-­CGC pratique un syndicalisme différent, nous construisons au quotidien dans les entreprises et les administrations. Nos militants font des propositions en regardant quel est l'intérêt
de l'entreprise (ou de l'administration) et celui des salariés (ou des fonctionnaires et contractuels) mais nous ne mettons jamais l'un au-­dessus de l'autre afin d'être dans une démarche durable qui
préserve vos emplois (voire permette d'en créer de nouveaux) et votre pouvoir d'achat !
Sur la loi travail nous faisons, depuis le début, le pari du débat parlementaire afin de faire bouger le texte, et les résultats sont là, certes c'est la politique des petits pas, mais c'est surtout la démonstration qu'en discutant nous pouvons faire avancer les choses !
La France, notre pays, est plein de potentiels et de talents, soyons vigilants ensemble à une amorce de reprise qui pourrait être torpillée par un mouvement dans la durée !
Encore une fois, la CFE-­CGC en appelle au sens des responsabilités de chacune et chacun !
Non seulement nous ne cautionnons pas ce mouvement mais nous le dénonçons !
Il est temps de revenir à un vrai dialogue social en France, un dialogue social levier de performances dans l'intérêt des salariés et des entreprises comme dans celui des fonctionnaires et de leurs
administrations.
En tout cas, à la CFE-­CGC, c'est à cette forme de dialogue social que nous sommes profondément attachés : un dialogue social constructif, responsable et courageux !

mercredi 24 février 2016

Projet de loi El Khomri : un projet inacceptable à ce stade



Le président de la République nous avait annoncé un projet de loi en faveur de la flexibilité pour les entreprises et de la sécurité pour les salariés.  À ce stade et en l'état du projet de loi El Khomri, nous voyons bien toutes les nouvelles flexibilités offertes aux entreprises, mais nous ne trouvons aucune nouvelle sécurité pour les salariés. Ce projet doit donc bouger et être rééquilibré en faveur des salariés sous peine de créer davantage de précarité y compris pour les salariés de l'encadrement. 
La CFE-CGC dénonce à ce stade un projet de loi qui va amplifier le chômage dans les mois qui viennent !

La CFE-CGC refuse :
        * la barémisation des indemnités prud'hommes car cela prive le juge de sa souveraineté à apprécier le préjudice et à l'indemniser en conséquence. Autant dire que le gouvernement veut purement et simplement supprimer les conseils de prud'hommes...
           * les nouveaux critères pour les licenciements économiques qui sont antinomiques avec une volonté d'inverser la courbe du chômage,
           * le fractionnement du repos quotidien qui là aussi est totalement contradictoire avec un véritable droit à la déconnexion,
        * le renforcement des décisions unilatérales de l'employeur là aussi en totale contradiction avec la volonté affichée de développer la négociation collective,
         * le fait d'aller vers davantage d'accords d'entreprise sans avoir réglé la problématique de la jurisprudence Yara qui ne reconnaît pas le même poids au vote d'un salarié ouvrier ou employé par rapport à celui d'un technicien, d'un cadre ou d'un ingénieur. En effet, en l'état cette jurisprudence ne permet pas à la CFE-CGC lorsqu'elle est le seul syndicat présent avec plus de 30% de représentativité de signer seule. Si cela n'est pas régler dans le projet de loi ce sont des pans entiers de l'économie qui verront leur dialogue social totalement paralysé,
       * le recours au référendum pour entériner la validité d'un accord d'entreprise qui recueillerait un engagement de 30% des suffrages. Il faut être clair, soit les organisations syndicales tirent leur légitimité de l'élection, ce qui se passe depuis la loi sur la représentativité du 20 août 2008, et dans ces conditions nous allons à la table dès négociation en représentant un certain pourcentage du corps électoral, ce qui nous donne toute légitimité pour négocier et signer. Soit disons clairement, le gouvernement ne veut plus de syndicats et dans ces conditions le référendum devient la règle.

Le mix des deux proposés dans le projet de loi est aussi incongru que de demander à un homme ou une femme politique que de faire un référendum populaire après toute adoption d'un projet de loi....
Cette proposition va rallonger les délais de négociation et d'entrée en vigueur des accords, elle va rajouter de l'instabilité et remet en cause la légitimité même des acteurs ce qui est le plus grave de notre point de vue....

      * les changements proposés pour la médecine du travail qui ne garantissent plus le secret médical....

Et ce n'est là qu'un petit échantillon de nos griefs.

Nous comptons donc sur les députés et sénateurs pour rééquilibrer ce projet qui en l'état n'est pas acceptable pour la CFE-CGC.

Nous sommes prêts à faire bouger les lignes mais dans le cadre d'un équilibre et du partage de l'effort entre les entreprises et les salariés.
Aujourd'hui ce projet est un cadeau de plus fait aux seules entreprises et qui ne développe pas, à ce stade la négociation collective ! Bien au contraire, il appauvrit le dialogue social et le rôle des organisations syndicales.
C'est pour cela que nous allons à l'intersyndicale ce soir, afin de dégager des sujets communs entre organisations syndicales que nous pourrions porter de concert.
 Cela nécessite cependant d'être au clair sur l'absence de 49-3 !