mercredi 17 décembre 2014

RETRAITES COMPLEMENTAIRES : PAS DE CATASTROPHISME !

Les régimes complémentaires de retraite sont confrontés à un faible accroissement de leurs ressources. En effet, ces dernières reposent sur les salaires dont l’assiette est en forte diminution compte tenu du contexte de chômage élevé.  De plus il y a  une forte augmentation des dépenses sous l’effet de l’arrivée à la retraite des générations du baby boom.

Les partenaires sociaux  engageront, le 17 février 2015, une négociation qui aura pour objectif de trouver les mesures d’équilibre des régimes Agirc et Arrco. Dans cette perspective, le Comité Directeur de la CFE-CGC a fixé, lors de sa réunion du 15 décembre 2015, les orientations que devront approfondir ses négociateurs :

- La fusion de l’Agirc et de l’Arrco en un régime unique, cela n’est pas une option acceptable pour la CFE-CGC. Chacun des régimes, pris séparément, est déficitaire. On voit mal comment de l’addition de deux déséquilibres distincts pourrait résulter un équilibre global.
- Dans le cadre du maintien de deux régimes distincts, la CFE-CGC souhaite n’exclure à priori aucune mesure permettant leur retour à l’équilibre et leur consolidation.

Pour la CFE-CGC la sauvegarde de la retraite complémentaire il faudra un effort partagé entre tous les participants au système : salariés, retraités, entreprises.

Les partenaires sociaux ont démontré, depuis 1947, leur capacité à assumer leurs responsabilités de gestionnaires et de négociateurs de la retraite complémentaire. Ils sauront  à nouveau, face à une situation difficile, prendre les mesures propres à garantir aux plus jeunes générations une retraite complémentaire décente.

jeudi 23 octobre 2014

Sommet européen sur le climat : La Fédération de la Métallurgie s'adresse au Président de la République

Le prochain Conseil européen des chefs d'Etat, qui doit statuer sur la future politique européenne sur l'énergie et le climat, se tiendra les 23 et 24 octobre prochains à Bruxelles. Les orientations qui seront prises seront décisives, en particulier pour l'avenir de la filière sidérurgie en Europe.

En septembre 2014, la fédération européenne des syndicats de l'industrie (IndustriALL Trade Union) adressait un courrier aux chefs d'Etat de l'Union Européenne, ainsi qu'aux parlementaires afin d'attirer leur attention sur les risques encourus par la filière de production.

En effet, tel qu'il est envisagé aujourd'hui, le système de quotas d'émissions européens pourrait coûter de 70 à 100 milliards d'euros à la sidérurgie européenne entre 2020 et 2030. Les installations les moins émettrices de CO2, qui sont censées bénéficier de mesures préservant leur compétitivité, verraient leur quantité d'allocations allouées gratuitement réduite de 75%.

Par ce courrier, la Fédération de la Métallurgie CFE-CGC soutient l'initiative d'IndustriALL Trade Union et vous alerte, Monsieur le Président, sur le risque particulier qu'encourt la sidérurgie européenne.

Nous espérons que le futur cadre européen en matière de climat et d'énergie n'imposera pas - pour ce qui concerne les installations les plus performantes - de surcoûts directs et indirects de CO2 pour nos industries, alors que celles-ci sont soumises à la concurrence internationale. 

En effet si l'Union Européenne persistait, nous craignons qu'à l'horizon 2030, l'Europe ne soit plus un continent producteur d'acier, mais simplement un lieu de transformation d'acier produit sur d'autres continents. 
In fine, cela n'aurait d'ailleurs aucun impact sur le réchauffement climatique, bien au contraire, les installations de production d'Europe étant parmi les meilleurs perfomers en termes d'émission de CO2, mais serait désastreux pour l'emploi.

En espérant obtenir votre soutien à cette démarche, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de nos respectueuses salutations

vendredi 17 octobre 2014

Abandon de l'écotaxe : une note salée pour le contribuable

À l’heure où le gouvernement défend son action pour la transition écologique et énergétique, la ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie n’a pas hésité à enterrer l’écotaxe alors que ce dispositif issu du Grenelle de l’environnement avait recueilli un large consensus et qu’il avait encore très récemment été jugé de « bon sens, juste et efficace ».

La CFE-CGC regrette une décision qui n’a fait l’objet d’aucune concertation et qui traduit l’incapacité du gouvernement à bâtir une fiscalité écologique juste et à intégrer les transports dans la transition écologique et énergétique. Pourtant, c’est bien d’une politique de transports cohérente, adaptée aux enjeux de réduction des gaz à effet de serre et fiscalement juste pour assurer le financement des infrastructures dont notre pays a besoin.

Pour la CFE-CGC, ce reniement présage une rupture avec les engagements qui ont été pris lors du Grenelle de l’environnement de développer les modes de transports alternatifs. En se privant de l’écotaxe qui avait déjà fait l’objet d’un décret en 2012, le gouvernement se prive en effet d’un outil structurant pour le report modal dans les transports.

La CFE-CGC considère qu’une telle décision est lourde de conséquences pour le financement des infrastructures de transport du pays. Qui peut croire qu’en ces temps de disette budgétaire, l’Agence de Financement des Infrastructures de transport de France (AFIF) a les moyens de se passer des recettes de l’écotaxe ? Cette décision est d’autant plus incohérente que les investissements dans les infrastructures sont une des clefs de la relance de l’économie et de la création d’emplois.

Dans sa recherche de recettes de substitution, le gouvernement envisage sans la moindre hésitation d’augmenter la taxe sur le diesel et d’ainsi faire supporter aux consommateurs la perte des recettes de l’écotaxe. De plus, abandonner l’écotaxe, c’est continuer de faire financer par le seul contribuable français les infrastructures de transport, tout en excluant la participation des transporteurs internationaux. Cette vision est d’autant plus saugrenue et inéquitable que ces derniers pèsent 30 % dans le transport routier des poids lourds en France.

La CFE-CGC dénonce un tel choix en plein ras-le-bol fiscal. La volonté de ne pas faire d’écologie punitive ne doit en aucun cas conduire à un renforcement de la fiscalité, pour le coup punitive, à l’égard des citoyens et en particulier des classes moyennes. La CFE-CGC demande donc au gouvernement de faire preuve de davantage de responsabilité en matière de transition écologique et de fiscalité !

jeudi 9 octobre 2014

Projet de loi de financement de la sécurité sociale : "Familles, je vous hais"


« Familles, je vous hais ! » la phrase culte de Gide semble être le fil conducteur de la politique familiale menée depuis le début du quinquennat de François Hollande.

Déjà le plafond du quotient familial a été abaissé à deux reprises depuis 2012, ce qui a eu pour conséquence de fortes hausses d’impôts pour les classes moyennes avec enfants.
Aujourd’hui, le PLFSS 2015 poursuit  la destruction progressive de la politique familiale de notre pays : 
- division par trois de la prime à la naissance du deuxième enfant, 
- report de deux ans de la majoration pour les adolescents, 
- réduction de la durée du congé parental pour les mères, 
-  baisse de l’aide à la garde du jeune enfant pour les classes moyennes par  la création d’un seuil de revenu au-delà duquel cette aide sera réduite de moitié !

Considérant sans doute que ces attaques réitérées sont insuffisantes, les députés socialistes envisagent de proposer un amendement au PLFSS visant à rendre les allocations familiales dégressives en fonction des revenus.

Il ne s’agit ni plus ni moins que de s’attaquer aux  principes fondamentaux de notre Sécurité sociale qui instituent une redistribution horizontale entre les familles qui n’ont pas la charge financière d’enfants et celles qui en ont. La redistribution entre familles selon le revenu s’opérant, quant à elle, par l’impôt. Le raisonnement des députés socialistes conduirait demain, s’il était suivi, à indexer les remboursements d’assurance maladie sur les revenus des malades !

La CFE-CGC dénonce cette logique fatale qui cantonne les classes moyennes à un rôle de payeur sans droits. Elles n’auront d’autre choix demain que d’aspirer à en sortir. 

mardi 23 septembre 2014

La voie de la modernisation du dialogue social

À l’heure où chaque contribuable paie ses impôts sur le revenu, qu’il va bientôt payer les impôts fonciers et la taxe d’habitation, et après qu’il ait vu l’augmentation de la TVA du 1er janvier 2014 : le contribuable veut  savoir où va l’argent, à quoi servent tous ces milliards ?

Une partie de ces contributions est affectée à  favoriser la compétitivité  de nos entreprises. Comment ?

Sous la forme d'allègements de charges sociales, de crédit d’impôts recherche (CIR),  de crédit  d’impôts Compétitivité  Emploi (CICE),  de subventions diverses et variées ou de niches fiscales. L’État et les collectivités locales distribuent des centaines de milliards d’euros par an.

Cette manne sert-elle vraiment à favoriser la recherche en France, l'investissement dans l'outil de production, la montée en gamme, l'emploi de salariés qualifiés ? Car ce sont ces éléments qui relanceront la croissance.

Nul ne le sait ! Des économistes le subodorent, les politiques l’espèrent, les uns l’affirment, les autres  doutent !  Des commissions sont créées, le commissariat général à la Stratégie et à la Prospective est sollicité. Connaîtrons-nous un jour, sans ambiguïté, l’efficacité prouvée de toutes ces aides ?

Face à toutes ces interrogations, la CFE-CGC propose un moyen simple : le commissaire aux comptes de l’entreprise doit  rédiger un rapport spécial annuel, répertoriant l’ensemble des aides dont bénéficie l'entreprise, avec la précision de son affectation comptable en faveur de son objectif initial. Ce document  sera mis à la disposition des représentants des salariés dans les entreprises.
Ainsi, il serait possible de mesurer enfin l’efficacité de l’ensemble de ces aides, pour une plus grande transparence, au plus près du terrain, cette transparence bénéficierait aussi aux actionnaires et aux décideurs politiques.

La modernisation du dialogue social passe par ce nécessaire partage.

lundi 22 septembre 2014

Manifestation pour les retraites le 30 septembre 2014


L’UNIR CFE-CGC revendique :
-          Le retour à la revalorisation de la totalité des  Pensions au 1er janvier,
 (SS, complémentaires, régimes spéciaux.)
-          Le maintien du pouvoir d’achat des retraités.
-          Le rattrapage immédiat de la perte de pouvoir d’achat pour tous les retraités depuis les mesures de report  des revalorisations des pensions en 2013.
-          L’arrêt de la pression fiscale et celle qui touche plus particulièrement les retraités. (Retour à la défiscalisation des majorations familiales, ½ part pour les veufs et veuves ayant élevé des enfants.)
-          Dès le 1erjanvier 2015, l’utilisation de la totalité de la CASA,  taxe supplémentaire de 0,3%  payée par les seuls retraités imposables pour financer la dépendance.

L’UNIR CFE-CGC S’OPPOSE :
-          Au blocage des pensions SS et AGIRC ARRCO.
-          A la disparition de l’AGIRC par fusion dans l’ARRCO.

Les régimes de retraite de base et complémentaire étant contributif, il est inacceptable d’envisager des mesures différenciées pour les petites retraites.
L’Encadrement a  tout au long de la vie  largement contribué à la solidarité nationale et ne doit pas être encore une fois pénalisé.
L’UNIR CFE-CGC n’acceptera pas que l’encadrement ne soit bon que pour payer sans jamais recevoir.

mardi 16 septembre 2014

Le plan du MEDEF pour détruire le dialogue social

Les déclarations toujours plus provocatrices et peu responsables du MEDEF laissent penser que le patronat français est bien peu représenté à sa juste valeur.

La Présidente de la CFE-CGC rencontre chaque semaine sur le terrain des entreprises innovantes qui ont pour seule préoccupation d'augmenter le carnet de commandes en cherchant des financements pour assurer une montée en gamme de leur outil de production, en investissant dans la recherche et dans l'innovation. Celles-ci ne vous parlent pas du temps de travail, des jours fériés parce que ces entreprises dialoguent avec les salariés, avec les organisations syndicales, parce qu’elles ont en commun l'intérêt de l'entreprise.

Cela pose la question fondamentale de la représentativité patronale. Avec qui négocie-t-on aujourd'hui ?
Il est hors de question de rentrer dans ce jeu peu subtil et contre-productif de la provocation, mais nous n'aborderons pas la négociation sur la modernisation du dialogue social avec des interlocuteurs qui sont peu enclins au dialogue et qui ne représentent qu'eux-mêmes, avec des interlocuteurs qui demandent un pacte de responsabilité sans ne vouloir en assumer aucune, à des interlocuteurs qui demandent toujours plus de subventions, déjà 40 milliards d'aides avec le pacte.  En face les classes moyennes viennent de voir augmenter leurs impôts de 4,33 milliards.

Quel est ce patronat ? Est-ce décent de la part du patronat de demander toujours plus aux salariés, et plus particulièrement à l’encadrement et aux classes moyennes ?

Pour la CFE-CGC c'est clairement non. Stop à la surenchère permanente !

Il est temps que le patronat assume sa responsabilité, celle de gérer une entreprise et de la rendre compétitive.