dimanche 11 mai 2014
mercredi 9 avril 2014
Le 10 avril : remise du rapport sur la fiscalité des ménages
La CFE-CGC a le
sentiment que l'encadrement et la classe moyenne continuent de se faire plumer.
La remise à plat de la fiscalité annoncée par Jean-Marc Ayrault a accouché,
après 6 mois de travail, de quelques propositions sans
ambition.
La CFE-CGC souhaitait
que les futures réformes apportent du pouvoir d’achat en plus aux classes
moyennes.
Ce rapport et les
propositions qu’il contient ne vont pas éradiquer le « ras le bol fiscal », bien
au contraire. La classe moyenne, et l’encadrement en particulier, le disent :
« marre d’être plumés ! ».
Après avoir augmenté
significativement la fiscalité de la classe moyenne depuis deux ans, les
recommandations du groupe qui ne concernent que les ménages modestes ne
constituent en aucun cas une remise à plat de la fiscalité, c’est de la simple
démagogie pour espérer récupérer les déçus de la politique
actuelle.
Ces travaux se sont
cantonnés à un état des lieux sur :
· Le prélèvement
à la source,
· La
progressivité de l’impôt et l'éventuelle fusion de l’Impôt sur le Revenu (IR) et
de la Contribution Sociale Généralisée (CSG),
· L’efficacité
de la Prime Pour l’Emploi (PPE) et du Revenu de Solidarité Active (RSA), avec
les conséquences des effets de seuil des deux systèmes.
Mais hors de question
de parler de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) ou des taxes locales (taxe
foncière ou d’habitation) ni d’évoquer les niches fiscales ou d’envisager de
parler des multiples taxes qui frappent les ménages à tout
moment.
C'est bien
regrettable pour la CFE-CGC et pour les salariés de l'encadrement. La confiance
en l'avenir est loin d'être gagnée.
La CFE-CGC attend de
ce gouvernement de combat qu'il se batte pour :
- une fiscalité des
ménages en baisse,
- une fiscalité plus
incitative sur l'intéressement,
- la participation et
l'actionnariat salarié (retour du forfait social à 8%),
- créer un écosystème
permettant de faire du CDI la norme,
- redonner de la
compétitivité aux entreprises afin qu'elles puissent embaucher y compris des
agents de maîtrise et des cadres (fin du plafond à 2,5 Smic pour le CICE) et
investir dans la montée en gamme.
C'est sur des signes
forts que la confiance se regagnera et non pas sur des propositions confortables
et peu audacieuses.
lundi 7 avril 2014
Ascométal : semaine décisive
Jeudi 10 avril 2014 un CCE extraordinaire se tiendra. L'administrateur judiciaire devrait présenter les 13 offres de reprises reçues à ce jour. 4 d'entre elles ne concerneraient que les centrales hydro-électriques de Savoie. Les autres seraient des offres de reprise globale. La CFE-CGC Sidérurgie s'attachera à vérifier la fiabilité et le sérieux des propositions de reprise retenues.
mercredi 26 mars 2014
La CFE-CGC ne signera pas le pacte de responsabilité
Le
Pacte de responsabilité reposait sur un contrat de confiance entre le patronat
et les syndicats de salariés. Il reconnaissait la nécessité d’un effort partagé
entre les entreprises et les salariés pour retrouver le chemin de la
croissance.
Mais
le patronat a brisé cette confiance en imposant ses vues dans l’accord sur le
financement de l’assurance chômage : cette réforme se fait aux dépens des
classes moyennes, des techniciens, des agents de maîtrise, des cadres et des
ingénieurs. Le contrat de confiance est donc rompu. C’est une véritable trahison
du patronat.
Le
fait de porter le délai de carence de 75 à 180 jours maximum avant de pouvoir
toucher une allocation chômage est totalement inacceptable : c’est faire des
économies sur le dos des cadres et des agents de maîtrise ! L’indemnisation de
rupture de licenciement est là pour compenser un préjudice et non pour suppléer
les carences de l’assurance chômage. La CFE-CGC dénonce cette iniquité au cœur
de la société française, ces petits arrangements entre amis conclus lors de
cette négociation, notamment via la collusion entre le MEDEF et la CFDT pour
imposer les droits rechargeables qui vont un peu plus précariser les contrats
courts et, in fine, coûter plus cher à l’assurance chômage au préjudice des
classes moyennes.
La
solution de bon sens était, notamment, de surtaxer les CDD qui génèrent 5,5
milliards de déficit par an. Une mesure balayée par le patronat ! Le MEDEF a
voulu le beurre via les allégements de charges et l’argent du beurre avec une
réforme de l’assurance chômage financée par les classes moyennes. La CFE-CGC
refuse d’attendre que le MEDEF demande la crémière. Elle prend acte du
comportement du patronat et ne signe donc ni l’accord d’assurance chômage ni le
relevé de décisions du Pacte de responsabilité.
Elle
participera bien aux négociations annoncées dans les branches pour l’emploi
ainsi qu’aux négociations prévues avec le gouvernement sur la fiscalité avec la
volonté de tirer la sonnette d’alarme. Le gouvernement et le président de la
République devront l’entendre ! Ils doivent passer aux actes en faveur du
pouvoir d’achat des classes moyennes grâce à une fiscalité en baisse pour les
ménages et une fiscalité plus incitative sur l’intéressement et la
participation.
La
CFE-CGC, le seul syndicat qui se bat pour le pouvoir d’achat des classes
moyennes !
mercredi 12 mars 2014
vendredi 7 mars 2014
Le dictat de la finance a encore frappé : Ascométal placé en redressement judiciaire, la CFE-CGC inquiète quant à l’avenir de la société
Ce vendredi 7 mars, la société Ascométal, fleuron de l'industrie française dans le domaine de la fabrication d’aciers spéciaux, pour l’automobile, l’énergie…, a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre.
Depuis son rachat en 2011 par le fonds d’investissements américain Apollo *, au travers d’un mécanisme de type « LBO » associant les banques Morgan Stanley et Bank of America, la société Ascométal a été considérablement fragilisée, d’autant plus que la sidérurgie européenne traverse une crise qui perdure depuis 2009.
Apollo n’a pas réussi à trouver un accord avec ses banques pour faire face à ses créances bancaires, ce qui conduit à cette situation dramatique de dépôt de bilan et de mise en redressement judiciaire.
Aujourd’hui, ce sont Ascométal, ses 6 sites industriels, son centre de recherche et ses 2 000 salariés qui trinquent, et qui pourraient payer l’addition d’une pratique financière « LBO » qui devrait être, si ce n’est interdite, au moins, beaucoup mieux contrôlée !
La CFE-CGC est indignée face à un tel gâchis industriel et humain !
La CFE-CGC en appelle à tous (banques, gouvernement…) pour trouver une solution de reprise de la totalité des sites, dans une approche industrielle et non pas financière !
Depuis son rachat en 2011 par le fonds d’investissements américain Apollo *, au travers d’un mécanisme de type « LBO » associant les banques Morgan Stanley et Bank of America, la société Ascométal a été considérablement fragilisée, d’autant plus que la sidérurgie européenne traverse une crise qui perdure depuis 2009.
Apollo n’a pas réussi à trouver un accord avec ses banques pour faire face à ses créances bancaires, ce qui conduit à cette situation dramatique de dépôt de bilan et de mise en redressement judiciaire.
Aujourd’hui, ce sont Ascométal, ses 6 sites industriels, son centre de recherche et ses 2 000 salariés qui trinquent, et qui pourraient payer l’addition d’une pratique financière « LBO » qui devrait être, si ce n’est interdite, au moins, beaucoup mieux contrôlée !
La CFE-CGC est indignée face à un tel gâchis industriel et humain !
La CFE-CGC en appelle à tous (banques, gouvernement…) pour trouver une solution de reprise de la totalité des sites, dans une approche industrielle et non pas financière !
* A noter que le fonds Apollo est en train de réaliser une plus-value de plusieurs centaines de millions d’euros en revendant ses actions de Constellium !
Ascométal a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre
Le Ministère du redressement productif a publié le communiqué suivant :
"Les négociations sous l’égide de l’Etat entre le fonds d’investissements Apollo (actionnaire d’Ascometal) et les banques Merrill Lynch et Morgan Stanley n’ont pas abouti à un accord sur une restructuration financière de l’entreprise.
Constatant la cessation de paiement d’Ascometal, le tribunal de commerce de Nanterre a décidé l’ouverture d’un redressement judiciaire.
"Les négociations sous l’égide de l’Etat entre le fonds d’investissements Apollo (actionnaire d’Ascometal) et les banques Merrill Lynch et Morgan Stanley n’ont pas abouti à un accord sur une restructuration financière de l’entreprise.
Constatant la cessation de paiement d’Ascometal, le tribunal de commerce de Nanterre a décidé l’ouverture d’un redressement judiciaire.
Arnaud MONTEBOURG, Ministre du redressement productif, déplore l’incapacité du fonds Apollo et des banques Merrill Lynch et Morgan Stanley à s’entendre sur la gouvernance d'Ascometal. Il condamne ce désaccord financier entre actionnaire et créancier qui a conduit à la mise en redressement judiciaire d'un fleuron de la sidérurgie française.
Une telle décision ne fragilise toutefois pas l’entreprise, elle lui permet de se placer sous la protection de la justice commerciale. Son avenir n’est en effet plus soumis aux décisions de son actionnaire ni aux contraintes exercées par les banques.
De la recherche de repreneurs engagée à l’initiative du Ministère du redressement productif en parallèle de ces négociations, il ressort plusieurs marques d’intérêts présentant une réelle ambition industrielle.
Les prochaines semaines seront consacrées à la finalisation de ces projets d’offres en lien avec l’entreprise, ses 1900 salariés, ses clients et ses fournisseurs.
Durant toute cette période, l'Etat sera au côté d'Ascometal pour trouver une solution industrielle pérenne."
Les difficultés de l'entreprise sont principalement dues à un fort endettement qui est la conséquence directe du "rachat" d'Ascométal par ce fonds d'investissements via une procédure LBO (Level BuyOut). L'acquéreur ne verse quasiment rien au vendeur (à l'époque Severstahl-Lucchini) mais remboursera en ponctionnant sur les résultats à venir de l'entreprise. Pour la CFE-CGC ces pratiques sont dangereuses et condamnables.
Les difficultés de l'entreprise sont principalement dues à un fort endettement qui est la conséquence directe du "rachat" d'Ascométal par ce fonds d'investissements via une procédure LBO (Level BuyOut). L'acquéreur ne verse quasiment rien au vendeur (à l'époque Severstahl-Lucchini) mais remboursera en ponctionnant sur les résultats à venir de l'entreprise. Pour la CFE-CGC ces pratiques sont dangereuses et condamnables.
Inscription à :
Articles (Atom)