vendredi 30 août 2013

Retraites : le gouvernement doit mieux faire

La CFE-CGC regrette vivement que le gouvernement n'ait pas retenu sa proposition concernant le financement. En effet la cotisation sociale sur la consommation que nous proposons permet de redonner de la compétitivité aux entreprises avec 3,6 milliards d'euros d'allégements de charges par an, de maintenir le pouvoir d'achat des salariés et de financer les 7 milliards des besoins de financement de la branche vieillesse et ce dès 2014.
Le gouvernement sera dans l'obligation d'examiner sérieusement cette proposition dans le cadre de la réforme du financement global de la protection sociale.

 Le gouvernement dit faire des JEUNES sa priorité. A la CFE-CGC nous n'avons  pas le même sens des priorités!!  Parce qu'il est impératif de prendre en considération les jeunes dans le  dispositif par répartition sans les léser, la CFE-CGC demande la  possibilité de racheter deux années d'études pour les diplômes supérieurs à  Bac+3 avec une aide forfaitaire de 1000 euros par trimestre racheté et ce  pendant les 10 premières années du parcours professionnel. La proposition  actuelle d’un an n'est pas suffisamment incitative pour des jeunes qui  aujourd'hui,à 30 ans, totalisent 10 trimestres cotisés de moins que la  génération de 1950.

 Le gouvernement doit mieux faire. Cette mesure ne coûte pas à la  collectivité car ce sont de nouvelles rentrées d'argent dont le bénéfice  interviendra dans 40 ans. C'est une occasion unique pour le gouvernement de  redonner des perspectives et de la confiance! Une occasion, à cette heure,  manquée!  La CFE-CGC jugera sur le projet de loi que nous devrions avoir le 4  septembre prochain.

 La CFE-CGC salue la mise en place du compte pénibilité mais se pose de  nombreuses questions quant au financement. De plus la CFE-CGC déplore que  seuls 10 critères de pénibilité soient retenus. Nous continuerons de nous  battre pour faire reconnaître le stress comme maladie professionnelle au  même titre que les risques psychosociaux. Le gouvernement a su entendre  notre demande de passer d’une année de pénibilité pour 30 d'exposition à une  année pour 10 et nous en prenons acte.

 La CFE-CGC demande le maintien des avantages familiaux à partir du 3ème  enfant et dans les règles actuelles car nous nous sommes opposés à la  forfaitisation qui continuerait de paupériser un peu plus les classes  moyennes fortement touchées depuis plus d'un an maintenant.

 De même nous avons alerté le gouvernement sur la mise en place effective de  l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Les lois s'enchaînent  mais la situation évolue peu, or c'est bien la responsabilité du
 gouvernement et c'est un enjeu pour nos retraites.

 Nous avons aussi souhaité travailler au plus vite sur l'emploi des seniors  afin d'arrêter les massacres en fin de carrière de salariés trop nombreux  qui terminent leur parcours sans emploi. Cela n'est plus acceptable. Il
 n'est pas possible de vouloir faire travailler les gens plus longtemps sans  leur proposer de véritable parcours professionnel jusqu'à la retraite !

 Nous attendons beaucoup plus que ces petits effets d'annonce. Ils ne  contribuent pas à nous rassurer sur la mise en place d'une réforme à la  hauteur des enjeux.

mardi 30 juillet 2013

Transition énergétique : Le combat pour l’intérêt général, l’emploi et la réindustrialisation du pays continue !

En rendant ses conclusions le 18 juillet 2013, le Conseil National du Débat sur la Transition Energétique clôture huit mois d’échanges où la CFE-CGC a pris toute sa place et été force de propositions dans un débat de qualité.

La CFE-CGC se réjouit de la place centrale donnée au débat  énergétique en lien avec les politiques d’urbanisme, de logement et de mobilité. Elle accueille avec satisfaction la reconnaissance du rôle clef des infrastructures énergétiques, de la planification de leurs investissements et de la nécessité d’un signal prix vertueux.

Pour autant, la CFE-CGC regrette que la sécurité des approvisionnements énergétiques comme le développement des filières industrielles ne soient pas davantage au cœur des priorités. De plus, l’analyse économique des différents scénarios de transition énergétique, y compris en matière macro-économique, aurait mérité d’être davantage approfondie.

La CFE-CGC réaffirme enfin son opposition à la volonté de certains acteurs d’imposer une réduction drastique de la consommation énergétique du pays sans en mesurer les impacts sociétaux ni même intégrer le progrès scientifique et technique. Elle s’oppose tout aussi fermement à toute fermeture dogmatique de réacteurs nucléaires et à des objectifs irréalistes fixés en matière d’énergies renouvelables.

La priorité de la CFE-CGC est bien de bâtir une transition énergétique qui offre de réelles perspectives aux salariés et à l’ensemble des citoyens français, et en particulier aux plus jeunes d’entre eux.

C’est pourquoi, la CFE-CGC compte bien poursuivre dans les mois qui viennent son action auprès du gouvernement et des parlementaires. Elle s’assurera que ses priorités en faveur de l’emploi et des filières industrielles comme les valeurs qu’elle défend seront pleinement inscrites au cœur de la loi.

Apprentissage : Le gouvernement supprime 550 millions d’aides !

La CFE-CGC est déjà montée au créneau pour dénoncer la supercherie de la Grande conférence sociale qui n’a accouché d’aucun plan de relance de l’emploi.

Cette décision de suppression est incompréhensible et constitue un véritable frein à la relance de la compétitivité et de la réindustrialisation. C’est un contre-signal  par rapport aux priorités énoncées par le gouvernement : les jeunes et l’emploi.

La formation en apprentissage a su faire ses preuves tant en termes d’insertion professionnelle que de motivation des élèves,  elle doit être soutenue et accompagnée.

La CFE-CGC défend l’apprentissage et souhaite que les programmes de formation soient régulièrement réactualisés, voire rénovés, au regard des besoins du marché du travail. À ce titre, il apparaîtrait opportun de renforcer la collaboration avec les branches professionnelles, tant au niveau national que régional.

Elle demande que des stages en entreprise puissent être proposés dans la formation initiale et continue des enseignants afin que ceux-ci soient plus au fait des attentes du monde économique.

Elle s’étonne de cette politique gouvernementale évolutive et contradictoire. D’un côté on supprime une  aide à l’apprentissage, de l’autre les partenaires sociaux travaillent au renforcement de l’insertion des jeunes par l’emploi via l’utilisation des fonds du FSE au profit des jeunes ou d’une partie des fonds du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) en faveur des mutations économiques.


La CFE-CGC attend du gouvernement une vraie vision, une politique à long terme et un vrai plan de relance à l’emploi pour sortir de la crise que nous traversons.

Elle souligne enfin que cette politique d’économie à courte vue est contraire au grand plan européen lancé en juin dernier en faveur des jeunes !

lundi 29 juillet 2013

Retraite : Prendre en compte les années d’études !

En préalable à toute discussion sur les retraites, la CFE-CGC demande que les années d’études post baccalauréat soient prises en compte dans le calcul des annuités retraite.

L’évolution des parcours professionnels, l’allongement du temps passé en formation supérieure et le nombre grandissant d’élèves poursuivant leurs études au-delà du baccalauréat rendent nécessaire la prise en compte de ce facteur. 72 % des jeunes d’une génération accèdent au niveau du bac et près de 8 sur 10 s’inscrivent dans l’enseignement supérieur. Il s’agit là d’un énorme avantage de productivité et d’une réelle avancée sociale. Sur le long terme, une année d’étude supplémentaire en France augmente la production économique de 3 à 6 % selon l’OCDE.

Les jeunes entrent beaucoup plus tardivement sur le marché du travail et commencent donc à cotiser plus tard. À 27 ans en moyenne, ils occupent leur premier emploi stable, réduisant d’autant leurs cotisations pour la retraite par rapport aux générations précédentes. Le rapport Moreau démontre qu’à l’âge de 30 ans, un jeune né en 1974 a cotisé dix trimestres de moins qu’une personne née en 1954.

La CFE-CGC exige que cette nouvelle donne soit intégrée dans le mode de calcul de la retraite. Il existe des dispositifs pour ceux qui s’investissent dans des études supérieures parfois longues. Seule cette prise en compte permettra de redonner des perspectives et de la confiance aux jeunes.

Pérenniser un dispositif de retraite par répartition qui repose sur le lien intergénérationnel impose de s’intéresser à toutes les générations, jeunes compris.

À la Grande conférence sociale, le président de la République s’est montré favorable à cette intégration des années d’études. La CFE-CGC attend maintenant du gouvernement qu’il passe des discours aux actes !

dimanche 16 juin 2013

mardi 4 juin 2013

Quotient familial : les classes moyennes paient l’addition !


Le couperet est tombé : l’arbitrage du président de la République en matière de politique familiale remet en cause son engagement. Celui d’en finir avec les augmentations d’impôt en 2014.

Une fois de plus, et contrairement aux promesses, les classes moyennes font les frais d’un revirement chiffré à un milliard d’euros :
  • Nouvelle baisse du plafond du quotient familial. Ce quotient a été créé non seulement pour encourager la natalité mais aussi pour assurer l’équité et la neutralité de l’impôt au regard de la situation familiale du ménage. La nouvelle baisse du plafond à 1 500 euros par « demi-part d’enfant à charge » pénalise 1,3 million de ménages !
  • Suppression de la réduction d’impôts pour frais de scolarité dans le secondaire.
  •   Réduction de 50 % des aides à la naissance (allocation de base de la PAJE) pour les ménages dont les ressources dépassent un certain plafond (3 250 euros pour un couple mono actif ; 4 000 euros pour un couple biactif ou personne isolée).

La CFE-CGC souscrit au principe de solidarité, l’un des piliers de la politique familiale, à la condition que cette solidarité soit équitable. À cet égard, le quotient familial vise à garantir un niveau de vie équivalent, à revenu équivalent, à deux familles avec ou sans enfants. Or, les mesures prises par le gouvernement sont en totale contradiction avec ce postulat. Pire, elles portent atteinte à l’ambition d’une politique familiale qui prône la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale. Elles s’inscrivent à contre-courant du dynamisme démographique envié par nos voisins européens.

Ces mesures ciblent, une fois de plus, ceux qui participent le plus à la solidarité nationale. Elles auront des effets désastreux sur l’emploi car elles induisent le risque d’un retour au foyer de l’un des deux parents, d’une diminution des emplois dans les métiers de service à la personne, d’une baisse de la consommation.