vendredi 3 août 2012

Tata Steel investit 12 millions d'euros en Lorraine

Tata Steel va investir plus de 12 millions d'euros sur son site d'Hayange, en Moselle. L'aciériste indien va mettre en service une nouvelle ligne de traitement thermique pour la production de rails hautement résistants. Le traitement thermique permet d'augmenter la durée de vie du rail jusqu'à trois fois et le rend plus résistant dans des conditions d'utilisation avec de fortes sollicitations ou des courbes serrées. La production annuelle de rails traités passera de 55.000 à 120.000 tonnes à partir de 2013, selon Tata Steel. L'an dernier, le sidérurgiste a obtenu un important contrat pour la fourniture de rails de la ligne à grande vitesse entre Tours et Bordeaux.

mardi 31 juillet 2012

Ils portent la flamme...


...mais ce n'est pas pour rallumer un haut-fourneau !

mardi 17 juillet 2012

Comité d'Entreprise Européen du 11 juillet 2012 : Evolution des fonctions support

Lors du Comité Restreint CEE du 11 juillet, la Direction FCE a dévoilé une pré-étude relative à « l’évolution des fonctions support (SSG&A) au sein de FCE ». A ce stade, nous ne disposons d’aucun chiffrage. La présentation peut être résumée autour des objectifs visés par le projet, ainsi que sur la méthodologie et
les perspectives d’évolution d’ici 2014.
Un contexte économique difficile :
L’Europe stagne sans opportunité de croissance dans un avenir proche avec l’impact sur l’industrie lourde. Le marché de l’acier subit une baisse de -25% en Europe et une pression continue des prix, avec une forte hausse de la concurrence. A terme, il sera extrêmement difficile de dégager un résultat positif. Dans ce contexte, FCE cherche à améliorer sa performance dans les processus des fonctions support et à tirer pleinement avantage de sa taille pour assurer sa pérennité.
Analyse des fonctions support :
FCE résulte de plusieurs fusions et de nombreux changements organisationnels. Le business model est structuré sur plusieurs niveaux : complexité et redondance dans les processus. Le coût des structures est à apprécier au regard du chiffre d’affaire réalisé. En conséquence, FCE a décidé de lancer en 2011 une étude préliminaire dont l’objectif est d’évaluer les pratiques internes et d’optimiser les processus.
Périmètre concerné : 11 activités support comprenant environ 12 000 personnes.
  1. RH : Communication, Gestion / Direction
  2. Finance : Comptabilité, Contrôle de gestion, Services de Gestion professionnelle
  3. CTO : Innovation & stratégie, Progress Academy, R&D, Ingénierie
  4. Commercial : Stratégie, Marketing, Vente, Chaîne d’approvisionnement
  5. Informatique
  6. Achats & Approvisionnement
  7. Logistique
  8. Qualité, Gestion et Laboratoires
  9. Santé, Sécurité, Environnement
  10. Sûreté et protection
  11. Services généraux.
Méthode retenue :
Un travail d’équipe et une structure matricielle avec les sites, gérés par les Business Divisions, dont la gouvernance sera organisée :
- Kirill Koutchai sera nommé responsable du GT leader FCE
- Les Directions seront responsables du pilotage au niveau local
- Les BDs seront responsables du suivi de leur périmètre
- Le Comité de Direction de FCE supervisera l’application des processus organisationnels.

Planification globale & prochaines étapes :
Pré-étude jusqu’en juillet 2012
 - identifier et clarifier les processus support par Site / BD / Segment / Corporate
- revue générale d’activités / tâches
- analyses et description des meilleurespratiques
- comparaison avec les références externes
- besoin en informatique
- …
Analyse locale approfondie fin 2012
 - analyses approfondies par processus et par périmètres / site
- proposer des solutions et évolutions
- …
Application 2012 – 2013 et 2014
 - mise en oeuvre par pays et par site
- respect des procédures locales

Mise en oeuvre intégrale pour fin 2014

Principes sociaux :
La priorité de FCE vise à utiliser des outils sociaux existants, afin de limiter les impacts sur le personnel qui sera touché par la réorganisation des processus support (SSG&A). Les mesures sociales en vigueur dans les pays seront négociées avec les représentants du personnel : départs en retraite, reclassement, mobilité… (à ce jour, pas de PDV envisagé).
Le CEE sera informé de l’avancement du projet, ainsi que de sa mise en oeuvre. Il en sera de même pour les instances nationales (CCE, CE).

La CFE-CGC prend acte du projet en l’état. Il nécessite une forte mobilisation de tous afin de limiter les effets négatifs sur le personnel.

mercredi 11 juillet 2012

Egalité professionnelle Hommes-Femmes à ArcelorMittal Atlantique et Lorraine

Pour la CFE-CGC, cet accord constitue un premier pas contractuel vers la reconnaissance de l’égalité professionnelle au travail dans notre société.
Parmi les domaines prévus dans le texte de loi, quatre d'entre eux ont été choisis par les partenaires sociaux, lors des réunions de négociation.
  • L'embauche.
Les objectifs définis à ce chapitre vont permettre une plus grande mixité dans les équipes, y compris à tous les niveaux de l’encadrement.
Taux de féminisation actuelle = 9,2%
Objectif : 12% d’embauches féminines pour les OETAM et 24% pour les ingénieurs et cadres majorés de 0,5% pour les années suivantes.
  • La promotion professionnelle et la rémunération effective.
Les entretiens effectués à chaque moment important de la vie familiale (période prénatale, congés maternités, paternités et congés parentaux) et les suivis de carrière (promotions, augmentations salariales, réajustements après retour de congés) conforteront les engagements pris et gommeront peu à peu les inégalités, en laissant le choix aux hommes et aux femmes de concilier leur vie privée et leur vie professionnelle.
  • Les conditions de travail.
Les aménagements des conditions et des postes de travail, résultant des études du groupe de référents et des CHSCT, pour accompagner les femmes enceintes. Entretien au départ et au retour de congés de maternité, de paternité, d'adoption ou du congé parental pour un suivi individuel : réorganisation du travail, définition des besoins en formation, recueil des souhaits de l'agent.
  • Activité professionnelle et responsabilité familiale.
Rentrée des classes --> ½ journée, avec maintien du salaire à 100%, accordée aux mères et aux pères pour la 1ère année de maternelle, primaire et collège. Aménagement d'horaires pour les autres classes (maternelle à 6ème).
Services de proximité --> Chaque établissement s’engage à développer le principe de réservation de berceaux dans une ou plusieurs crèches.
Aides pour les gardes d'enfants --> Chèques CESU (Chèque Emploi Service Universel) pour les enfants de 3 à 6 ans et jusqu’à 15 ans pour un enfant handicapé. Contribution de l'employeur limitée à 600€ /an par enfant et plafonnée à 1830€ /an par foyer fiscal.
Congés pour soigner un enfant malade --> Les mères et les pères bénéficient d’une autorisation absence de 5 jours/an payée à 100% à prendre en une ou plusieurs fois.

La CFE-CGC signera cet accord, car bien que perfectible, il permettra d’octroyer des droits dans des établissements où il n’y avait rien et d’uniformiser les pratiques dans tous les sites d’AMAL car les disparités ne pouvaient subsister dans un nouvel accord validé par la CFE-CGC. L’accord USINOR de 1982 qui s’applique à Dunkerque et Mardyck, et qui allait être dénoncé par la direction pour cause de discrimination,
continuera à s’appliquer pour les personnes qui en bénéficient et qui ensuite pourront bénéficier du nouvel accord.
Une commission de recours sera également créée et pourra être saisie par les salariés en cas de suspicion de discrimination. Cette commission sera composée paritairement de représentants de la direction et de représentants des organisations syndicales signataires.

vendredi 29 juin 2012

Lettre ouverte à M.Jean-Louis Beffa concernant le projet ULCOS

Monsieur,

Devant les membres du Conseil économique, social et environnemental de Lorraine, vous avez vivement contesté, le 13 juin 2012, le bien-fondé même du projet sidérurgique de captage-stockage de CO2, ULCOS, envisagé sur le site ArcelorMittal de Florange. Vous avez ainsi qualifié ce projet par ces propos : "ULCOS ne va pas créer d'emplois, ni de métiers nouveaux. Ce n'est pas la meilleure utilisation que l'on puisse faire de l'argent public ! " ou encore "On mettrait 300 millions d'euros dans une démonstration vraiment pas essentielle. Pour 300 millions, vous pouvez vous payer la plus moderne unité d'Europe dans le photovoltaïque !"

La fédération de la Métallurgie CFE-CGC souhaite, à travers cette lettre ouverte, vous faire part des arguments qu'elle défend auprès des pouvoirs publics : ministères et collectivités territoriales.
Contrairement à une idée reçue, l'acier n'est pas un matériau dépassé. Il est au coeur de nombreux produits (boîtes de conserves, pots de peinture, carrosserie de voiture, outillage, bâtiments ...) et de tout ce qui nous entoure. Et l'on n'a jamais cessé de produire autant d'acier depuis 2000 que pendant les cinquantes dernières années. Les prospectivistes imaginent même un doublement d'ici 2050.

Une lecture plus précise de la situation permet de démontrer qu'une usine sidérurgique est un lieu de haute technologie, dans lequel les ingénieurs réalisent quelques unes des plus grandes prouesses de la technologie. C'est vrai et, peut-être, facile à démontrer. Mais nous n'imaginons pas que vous ayez oublié, de votre passage à Saint-Gobain-Pont-à-Mousson, la grande technicité du procédé d'élaboration de la fonte par la filière minerai de fer -- haut-fourneau.

A la question de savoir qui doit fabriquer l'acier, si la situation le nécessite, deux solutions s'opposent. Soit on le produit localement, soit on l'importe. Aujourd'hui, l'Europe produit, dans sa grande majorité l'acier dont elle a besoin. Le commerce international reste très minoritaire, essentiellement parce que les coûts de transport sont du même ordre de grandeur que les gradients de prix de revient, liés le plus souvent au coût du travail.

Pendant longtemps les industries de base, même si elles étaient modernes, sont allées chercher, hors de leurs frontières, leur acier, afin d'"externaliser" la polution et partager la création de valeur avec les pays émergents. Aujourd'hui une économie locale doit comporter une fraction importante d'industries, y compris celle des matériaux qu'elle met en oeuvre. C'est en tout cas la position que la CFE-CGC porte. En ce cas il n'y a plus de raison de vouloir délocaliser la sidérurgie au bout du monde, dans la mesure où la consommation locale ou régionale se maintient. Inventer de nouvelles industries est important, sans pour autant faire table rase de notre passé, de notre culture et surtout des secteurs qui existent et fonctionnent correctement.

A la question de savoir si la consommation européenne d'acier se maintient, la réponse était affirmative jusqu'à la crise de 2008. La croissance était faible mais réelle, correspondant à la croissance modeste mais réelle de l'économie européenne. S'en sont suivis un effondrement et une légère reprise - de fin 2010 jusqu'à la fin du 1er semestre 2011 - qui n'a pas permis de retrouver les indicateurs d'avant 2009. S'agit-il alors d'une rupture durable de la consommation d'acier en Europe, révélée par la crise - à l'image de la première crise pétrolière, "marqueur" de la fin des 30 glorieuses - ou simplement une rupture due à la crise de 2008 encore solidement installée et qui n'a fait l'objet que d'une courte rémission ? La CFE-CGC croit plutôt à cette deuxième explication : celle d'une crise durable qui, de facto, affecte le monde même si elle est, en ce moment, plus visible en Europe. Avec cette intuition, toutefois, que la dynamique de demande équivalente à la demande antérieure reviendra, la crise passée.

Comment les capacités de production disponibles, héritées du passé, correspondront-elles à ces besoins ? Sur-production ou sous-production ? Quelles sont les fluctuations conjoncturelles à prévoir ? Comment la France s'adaptera-t-elle à ces fluctuations ? En important en période de plus forte demande ou en exportant en période de plus faible demande ? Quelles usines devraient être privilégiées ? Sur quels critères ? Quels acteurs économiques devront porter ces ajustements ?

Le changement climatique est le challenge majeur auquel la France - comme tous les autres pays - va être confrontée. C'est un phénomène d'une ampleur sans précédent, dont la plupart des parties prenantes n'ont pas analysé encore le bouleversement. C'est à l'aube de ce changement climatique que le choix des technologies pour le futur doit se faire. C'est encore plus vrai des usines sidérurgiques qui produiront de l'acier pour les 20 ou 30 ans à venir. Pour la sidérurgie la réponse s'appelle ULCOS. ULCOS permettra de réduire les émissions de CO2 de 50 à 80%. Elle donnera aux usines qui l'utiliseront une visibilité à long terme, la capacité de répondre aux contraintes climatiques et un avantage en coût très substanciel à l'inverse de celles qui n'en seront pas équipées. Ce projet donne donc un "label vert" aux entreprises et leur permet de créer de la valeur économique : une coopération assez rare et proprement spectaculaire. Cette technologie devrait être mise en place à Florange. L'usine lorraine se retrouvera alors projetée en tête des usines aujourd'hui les plus performantes du continent, voire du monde. Elle réduira ses émissions de CO2 de manière drastique et aura le potentiel de réduire de façon majeure toutes ses empreintes environnementales.

ULCOS favorisera une pérennisation des emplois en Lorraine, associée à une forte évolution des niveaux de compétence. Cet effet se répercutera également sur le tissu industriel local qui devra s'adapter à une technicité plus évoluée des installations. Les producteurs locaux de gaz industriels (oxygène, azote) devront, eux-aussi, s'adapter à travers des investissements lourds mais nécessaires aux nouveaux besoins du procédé (oxy-combustion des tuyères principales du haut fourneau).

Le projet ULCOS BF tient son originalité dans le couplage de technologies de pointe connues comme la séparation par adsorption, la purification des gaz par cryogénie, le réchauffage de gaz réducteurs, le transport en phase dense ou le stockage du CO2 en aquifère salin. Il va également impacter les Instituts de Recherche Régionaux : matériaux réfractaires et aciers spéciaux résistant aux gaz réducteurs chauds, procédé (adaptation du procédé de réduction dans le haut fourneau), caractérisation des sites de stockage, fluides (études d'écoulement des fluides dans le creuset et la cuve). La phase chantier, nécessitant l'embauche de 1 500 personnes par jour, donnera une charge importante aux entreprises locales dont certaines sont en difficulté du fait de la conjoncture. Certes, l'investissement est lourd mais, en retour, le taux d'activité régional est à la hauteur de celui-ci.

Réussir une telle transformation en Lorraine, c'est construire un monde moins hostile pour nos petits-enfants, que celui qui émergerait si l'on n'agissait pas : un monde probablement aussi moderne ou post-moderne que le monde qui construit une grande centrale solaire, dont les kWh seront subventionnés dans les 20 ans à venir, dotés de capteurs solaires fabriqués en Chine et une fois arrivés sur le marché européen, marqués d'une empreinte carbone très négative.

Le site de Florange a pour ambition de se développer dans des aciers à haute technicité (USIBOR) pour réduire le poids des carrosseries de voiture et, indirectement, a pour ambition de réduire les émissions de CO2.
C'est pour cette raison et pour tous les arguments motivés dans cette lettre que la CFE-CGC défend le projet ULCOS.

Xavier Le Coq, Secrétaire National chargé de l'Industrie
Fédération de la Métallurgie CFE-CGC

mardi 26 juin 2012

La CFE-CGC accède à l’exécutif de la nouvelle fédération mondiale de l’industrie

La CFE-CGC Métallurgie, affiliée depuis 2007 à la FIOM accède à la Vice-Présidence du Secteur des travailleurs Non Manuels, lors de la création de IndustriAll Global Union, fédération mondiale de l’industrie qui regroupe les secteurs d’activités des précédentes fédérations mondiales de la Métallurgie (FIOM), de la Chimie et des mines (ICEM) et du textile (FITTHC).
Anne-Catherine CUDENNEC, Secrétaire Nationale en Charge de l’Europe et de l’International à la Fédération occupe cette fonction.
La CFE-CGC se félicite que la nouvelle organisation mondiale ait volontairement intégré, dans sa structure, les travailleurs non manuels, appelés aussi cols blancs, qui représentent une part en croissance constante des travailleurs dans le monde.
La CFE-CGC s’efforcera durant ce mandat de défendre au niveau international les intérêts de ces catégories de salariés qui sont déjà son coeur de métier en France.
Anne-Catherine Cudennec se réjouit de cette reconnaissance d’un travail mené depuis plusieurs années auprès de ses homologues de plusieurs pays. Cette confiance apportée lors de cette nomination conforte la CFE-CGC dans l’idée que la défense des intérêts catégoriels a un avenir.

jeudi 21 juin 2012

CCE extraordinaire ArcelorMittal Wire France du 21 juin 2012

Avec la levée de la « sanction de Bruxelles », on aurait pu se croire sauvés du pire. En réalité, l’arbre cachait la forêt et des restructurations diverses vont frapper plus ou moins lourdement les différents sites de l’ex TREFILEUROPE.
La crise a rendu visible le problème de l’érosion de la rentabilité de nos activités, cette dégradation constatée porte principalement sur le taux de la valeur ajoutée et sur notre aptitude à générer de la richesse.
A cet effet, les partenaires sociaux demandaient mi-octobre 2011 à la direction une stratégie industrielle et commerciale préservant l’emploi dans ses établissements. Les réponses de la direction sont restées vagues et incomplètes malgré une situation économique alarmante constituant une menace pour l’emploi. Les partenaires sociaux ont donc déclenché une procédure de droit d’alerte.
Nos craintes se sont justifiées : la direction nous a présenté ses projets/objectifs
  • Bourg Câbles :
Impact sur l’emploi évalué entre 55 et 60 postes. + Projet visant à retrouver la compétitivité de l’activité, en vue d’un partenariat ultérieur, nécessaire pour assurer la pérennité de l’activité et ceci par un recentrage et des adaptations. Malheureusement, la direction ne nous renseigne pas sur les principales orientations de ce projet.
  • Bourg Fil :
Filialisation de l’activité dans un délai très court (fin de l’année) 118 personnes concernées par un changement de contrat de travail. Cette filialisation est une étape préalable à un futur partenariat qui pour le moment reste à l’étude.
  • IWF : le projet industriel aura les conséquences sociales suivantes :
Manois : Impact sur l’emploi : 20 suppressions de postes.
Marnaval : Impact sur l’emploi : 25 suppressions de postes
Commercy : Création de 25 postes.
Sainte Colombe : aucune annonce
Services centraux : aucune annonce
 
A ce stade : La direction souhaite que nous puissions ouvrir une discussion dans le cadre du dialogue social qui permettra de mettre en oeuvre de la façon la plus consensuelle possible un certain nombre de mesures dans l’intérêt des personnes qui partiront et dans l’intérêt de ceux qui resteront.