Le Conseil d'Etat a ainsi confirmé une précédente décision d'arrêter les autorisations de principe d'ouverture de nouvelles houillères pendant trois ans, lit-on dans un communiqué officiel. Certaines estimations donnent un excédent de capacités de deux milliards de tonnes de charbon annuelles, soit plus de la moitié de la production de 2015 d'un pays qui compte près de 11.000 mines. Pékin veut aussi éliminer les surcapacités de l'industrie sidérurgique, le gouvernement étant soucieux d'alimenter dorénavant la croissance plus par la consommation et moins par l'industrie lourde. On estime à 300 millions de tonnes environ l'excédent de capacités de la sidérurgie chinoise. La production d'acier brut chinoise a diminué de 2,3% à 803,8 millions de tonnes en 2015, son premier recul en plus de trente ans, accompagnant un ralentissement de l'économie du premier producteur mondial.
mercredi 27 janvier 2016
La production va baisser en Chine !
Le Conseil d'Etat a ainsi confirmé une précédente décision d'arrêter les autorisations de principe d'ouverture de nouvelles houillères pendant trois ans, lit-on dans un communiqué officiel. Certaines estimations donnent un excédent de capacités de deux milliards de tonnes de charbon annuelles, soit plus de la moitié de la production de 2015 d'un pays qui compte près de 11.000 mines. Pékin veut aussi éliminer les surcapacités de l'industrie sidérurgique, le gouvernement étant soucieux d'alimenter dorénavant la croissance plus par la consommation et moins par l'industrie lourde. On estime à 300 millions de tonnes environ l'excédent de capacités de la sidérurgie chinoise. La production d'acier brut chinoise a diminué de 2,3% à 803,8 millions de tonnes en 2015, son premier recul en plus de trente ans, accompagnant un ralentissement de l'économie du premier producteur mondial.
mardi 19 janvier 2016
Importations chinoises : une mauvaise décision pour l'Europe
L'Organisation mondiale du commerce (OMC) a donné raison lundi à la Chine, opposée depuis 2009 à l'Union européenne dans un contentieux concernant certaines taxes antidumping appliquées à des fixations en acier et en fer chinoises. Les experts de l'OMC ont estimé que Bruxelles avait eu tort d'imposer des taxes antidumping à l'ensemble de la Chine. Selon l'organisation, l'UE doit appliquer des mesures antidumping différentes pour chaque entreprise chinoise concernée. La Chine peut demander des mesures de compensation à l'UE.
Tata Steel supprime des emplois au Royaume-Uni
Tata Steel, le numéro un de la sidérurgie au
Royaume-Uni, a annoncé lundi 1.050 suppressions d'emplois dans le pays qui
viennent s'ajouter aux 1.170 décidées l'an dernier face à la baisse des prix de
l'acier. Dans un communiqué, le sidérurgiste indien précise que
750 emplois seront éliminés à Port Talbot au Pays de Galles et 300 autres dans
d'autres sites britanniques, dont 200 dans des fonctions support, confirmant
ainsi une information donnée dimanche par SkyNews.
"Ces mesures douloureuses sont nécessaires face à
des conditions de marché extrêmement difficiles qui devraient persister dans un
avenir prévisible", indique-t-il en dénonçant la baisse continue des prix
de l'acier "provoquée par un déferlement d'importations à bas prix, en
particulier en provenance de la Chine." Karl Köhler, le patron des opérations européennes de
Tata Steel, demande dans le communiqué que la Commission européenne adopte une réponse
plus ferme au problème des importations à bas prix. "Ne pas le faire
menace l'avenir de la totalité de l'industrie sidérurgique européenne",
ajoute-t-il.Tata Steel avait déjà annoncé en octobre 900 suppressions de postes à
Scunthorpe, dans le nord de l'Angleterre, et 270 en Ecosse.
mercredi 6 janvier 2016
Le groupe sidérurgique Ilva à la recherche d'un repreneur
Rome a lancé la procédure visant à trouver un repreneur au groupe sidérurgique llva, nationalisé provisoirement il y a un an en raison de ses grandes difficultés financières et dont une usine est accusée d'être l'une des plus polluantes d'Europe.
L'appel à manifestation d'intérêts est paru mardi dans plusieurs quotidiens italiens et étrangers, notamment américain et britannique. Les groupes intéressés, italiens ou étrangers, ont 30 jours, soit du 10 janvier au 10 février, pour se faire connaître, et peuvent le faire soit individuellement soit en alliance avec d'autres entreprises. La ministre du Développement économique, Federica Guidi, a signé lundi le décret autorisant la cession du groupe, actuellement placé sous le régime d'"administration extraordinaire".
L'objectif de l'opération est "de préserver la continuité de la production", en "garantissant des niveaux d'emplois adéquats" et en respectant les règles liées à la "protection de l'environnement", souligne le communiqué paru dans la presse. Selon un décret du gouvernement du 4 décembre, la cession doit se faire d'ici au 30 juin. Il prévoit un prêt de 300 millions d'euros à llva visant à "faciliter la phase de transition".
"Le gouvernement compte sur une alliance italienne qui n'existe pas encore pour entraver l'offre presque prévisible du groupe ArcelorMittal" selon le quotidien "La Repubblica"
qui laisse entendre que le gouvernement redoute une fermeture du site de Tarente, l'industrie sidérurgique européenne étant toujours surcapacitaire.
Mais le journal s'interroge: "qui reprendra une entreprise qui chaque mois perd des millions, aujourd'hui environ 16, mais dans le passé 50 millions, qui a des contraintes très strictes concernant la pollution et qui a encore un haut-fourneau sous séquestre?" Selon des chiffres publiés mardi par l'agence italienne AGI, llva a produit 4,9 millions de tonnes d'acier en 2015 (contre 5,7 millions en 2013). D'après l'agence, qui dit se baser sur une source bien informée, sa production a augmenté en novembre de 20% par rapport à octobre, déjà en hausse de 23% par rapport à septembre, alors que la production d'acier est en forte chute sur le plan mondial.
L'aciérie de Tarente (sud), qui emploie plus de 14.000 personnes dans une région sinistrée, est au coeur d'un énorme procès pour pollution de l'environnement. Le parquet attribue au moins 400 décès aux émissions toxiques. Déjà lourdement endetté, le groupe a été sommé par les autorités européennes de procéder à des travaux évalués à 1,8 milliard d'euros pour limiter ses émissions polluantes et assainir le site.
Libellés :
ArcelorMittal,
Ilva
lundi 16 novembre 2015
Acier: l'Europe "n'acceptera pas" le "dumping chinois", assure Paris
L'Europe "n'acceptera pas" le "dumping" pratiqué par la Chine sur le marché mondial de l'acier, a affirmé jeudi le ministre français de l'Economie Emmanuel Macron, après un conseil européen consacré à la crise du secteur
sidérurgique en début de semaine.
"Nous sommes au coeur d'une bataille contre le dumping chinois et le bon niveau de mobilisation, c'est le niveau
européen", a expliqué le ministre à des journalistes, lors d'un déplacement dans une usine sidérurgique.
"Les Chinois vendent à perte et on n'acceptera pas ça", a-t-il ajouté.
"Le libre-marché a des règles" et "on a été trop laxistes", a encore assuré M. Macron, après avoir déclaré à un ouvrier durant sa visite que le dumping "c'est insoutenable".
Lundi, les ministres chargés de l'Industrie de l'Union européenne, réunis à Bruxelles, avaient pris acte de "gravité de la situation" et du "besoin de prendre des mesures qui assureront la pérennité du secteur" de l'acier, selon le ministre luxembourgeois Etienne Schneider, qui présidait la rencontre.
Ils avaient notamment décidé "d'intensifier les discussions" avec les principaux producteurs d'acier dans le monde tels que la Chine, la Russie, le Belarus, la Turquie ou l'Inde.
Mais les 28 veulent aussi mieux utiliser les instruments à leur disposition pour protéger leur marché des distorsions observées, et décourager des comportements visant à déséquilibrer les échanges.
L'Union européenne a déjà engagé un bras de fer avec Pékin sur cette question de l'acier, et imposé en mars des taxes antidumping visant des produits en acier inox provenant de Chine.
En mai, Bruxelles a ouvert une enquête antidumping sur les importations de certains produits en acier venant de Chine et de Russie, suite à une plainte déposée par des représentants du secteur.
L'Union européenne est le deuxième plus gros producteur d'acier au monde après la Chine, avec plus de 177 millions de tonnes produites par an, soit 11% de la production mondiale, selon des chiffres de la Commission.
Quelque 40.000 emplois ont été perdus dans le secteur ces dernières années.
La Chine, dont l'économie a fortement ralenti, dispose désormais d'infrastructures surcapacitaires dans la sidérurgie et cherche à écouler une partie de sa production à l'international.
Le géant de l'acier ArcelorMittal, frappé de plein fouet par la concurrence chinoise, avait lui-même appelé vendredi l'UE à lutter contre le "dumping" de la Chine, soulignant que les importation d'acier chinois en Europe avaient augmenté de 40% au 3ème trimestre.
lundi 2 novembre 2015
La CFE-CGC confirme son accord sur la négociation des retraites complémentaires
La CFE-CGC a confirmé sa signature du texte sur la réforme des retraites
complémentaires. En effet, les mesures mises en place pour la sauvegarde des
retraites complémentaires avec des efforts de tous (salariés – entreprises –
retraités) correspondent aux demandes de la CFE-CGC.
Cette démarche est nécessaire et il faut absolument trouver une solution
pour financer l’AGIRC et l’ARRCO car ces organismes risquaient de ne plus
l’être en 2018 pour l’AGIRC et 2025 pour l’ARRCO.
Les exigences de la CFE-CGC étaient claires :
-
il fallait sécuriser l’encadrement et éviter le tsunami social qui se
profilait si les caisses ARRCO et AGIRC étaient immédiatement fusionnées. Cela
aurait provoqué le détricotage du statut cadre, la fin des conventions
catégorielles, la remise en cause de la prévoyance cadres et la remise en cause
de l’APEC.
Pour sauver ces caisses, la CFE-CGC a proposé à court terme :
-
la modération temporaire pendant 3 années des pensions de retraites
-
le report de la période de revalorisation au mois d’octobre
-
de faire évoluer temporairement (pendant 5 ans) le salaire de référence
Toutefois, il fallait aussi mettre en place des mesures structurelles :
-
Augmenter les cotisations employeurs
-
Mettre en place de la retraite à la carte autour d'un âge pivot avec un
dispositif de décote temporaire sur plusieurs années.
Au final la CFE-CGC a obtenu :
- une négociation interprofessionnelle d'un statut de l'encadrement qui
ne soit pas un statut cadre au rabais mais un véritable statut autour de deux
notions l’expertise et le management qui permette à toute notre population du
technicien au cadre dirigeant de pouvoir évoluer et retrouver des
perspectives. Cette demande est portée par notre organisation depuis plus
de 20 ans et depuis 4 ans dans le cadre de la discussion autour de l'agenda
social avec les autres partenaires sociaux (avec une fin de non recevoir car
nous étions les seuls à formuler cette demande).
- sur les mesures à court terme : moindre revalorisation pendant 3
ans, report de la revalorisation des pensions en novembre et non en octobre
et enfin changement de calcul du salaire
de référence.
- sur mesures structurelles : augmentation des cotisations
employeurs de 2 points avec un taux d'appel qui passe de 125 à 127% avec le
maintien de la répartition des cotisations 60% employeurs et 40% pour les
salariés.
Mise en place d’un dispositif de retraite à la carte autour de
l'âge légal du régime de base avec un système malus et bonus temporaire =
contribution de solidarité.
Donc au final le texte issu de la dernière séance de vendredi dernier
comporte bien des efforts de la part des entreprises, des salariés et des
retraités.
Du point de vue de la CFE-CGC cet accord est responsable. De plus, il
comporte des mesures temporaires. Il ne faut pas oublier que si la courbe du
chômage s'inverse alors les recettes de nos régimes de protection sociale
s'amélioreront ce qui peut alors nous permettre de revenir sur certaines
mesures temporaires.
mardi 20 octobre 2015
L'usine Tata Steel à Hayange fournira une partie des 750 000 tonnes de rails commandées par SNCF Réseau.
SNCF Réseau a annoncé vendredi avoir conclu un contrat pluriannuel
d'un milliard d'euros avec des groupes sidérurgiques pour la fourniture de 750 000 tonnes de
rails. Ces accords cadres ont été conclus avec les entreprises Tata Steel, Voestalpine, Arcelor Mittal et
Lucchini, a précisé l'ex-Réseau ferré de France (RFF) dans un communiqué. «Le montant de ces contrats d'une
durée ferme de cinq ans, assortis de quatre années optionnelles, s'élève à un milliard d'euros»,
selon la même source.
Ce contrat sera notamment exécuté par l'usine de sidérurgie Tata
Steel d'Hayange (Moselle), spécialisée dans la production de rails. Elle emploie 450 personnes pour un
chiffre d'affaires de 310 millions d'euros. Tata Steel avait annoncé son intention de la vendre avant de
revenir sur sa décision le 6 août dernier. Sans donner la ventilation précise de ces contrats entre
différents fournisseurs, SNCF Réseau a assuré que Tata Steel Hayange «accroît sa part de marché avec SNCF Réseau».
«Ce contrat exceptionnel soutient la filière de l'acier en France et s'inscrit dans la
volonté de SNCF Réseau de développer des partenariats de long terme avec ses fournisseurs», a fait valoir
l'entreprise publique.
La CFE-CGC se félicite de voir assurer une production de 120 000 tonnes par an pour le site mais il reste beaucoup d'incertitudes liées à la décision de Tata de vendre sa branche produits longs en un seul lot pour le moment.
Inscription à :
Articles (Atom)