lundi 22 septembre 2014

Manifestation pour les retraites le 30 septembre 2014


L’UNIR CFE-CGC revendique :
-          Le retour à la revalorisation de la totalité des  Pensions au 1er janvier,
 (SS, complémentaires, régimes spéciaux.)
-          Le maintien du pouvoir d’achat des retraités.
-          Le rattrapage immédiat de la perte de pouvoir d’achat pour tous les retraités depuis les mesures de report  des revalorisations des pensions en 2013.
-          L’arrêt de la pression fiscale et celle qui touche plus particulièrement les retraités. (Retour à la défiscalisation des majorations familiales, ½ part pour les veufs et veuves ayant élevé des enfants.)
-          Dès le 1erjanvier 2015, l’utilisation de la totalité de la CASA,  taxe supplémentaire de 0,3%  payée par les seuls retraités imposables pour financer la dépendance.

L’UNIR CFE-CGC S’OPPOSE :
-          Au blocage des pensions SS et AGIRC ARRCO.
-          A la disparition de l’AGIRC par fusion dans l’ARRCO.

Les régimes de retraite de base et complémentaire étant contributif, il est inacceptable d’envisager des mesures différenciées pour les petites retraites.
L’Encadrement a  tout au long de la vie  largement contribué à la solidarité nationale et ne doit pas être encore une fois pénalisé.
L’UNIR CFE-CGC n’acceptera pas que l’encadrement ne soit bon que pour payer sans jamais recevoir.

mardi 16 septembre 2014

Le plan du MEDEF pour détruire le dialogue social

Les déclarations toujours plus provocatrices et peu responsables du MEDEF laissent penser que le patronat français est bien peu représenté à sa juste valeur.

La Présidente de la CFE-CGC rencontre chaque semaine sur le terrain des entreprises innovantes qui ont pour seule préoccupation d'augmenter le carnet de commandes en cherchant des financements pour assurer une montée en gamme de leur outil de production, en investissant dans la recherche et dans l'innovation. Celles-ci ne vous parlent pas du temps de travail, des jours fériés parce que ces entreprises dialoguent avec les salariés, avec les organisations syndicales, parce qu’elles ont en commun l'intérêt de l'entreprise.

Cela pose la question fondamentale de la représentativité patronale. Avec qui négocie-t-on aujourd'hui ?
Il est hors de question de rentrer dans ce jeu peu subtil et contre-productif de la provocation, mais nous n'aborderons pas la négociation sur la modernisation du dialogue social avec des interlocuteurs qui sont peu enclins au dialogue et qui ne représentent qu'eux-mêmes, avec des interlocuteurs qui demandent un pacte de responsabilité sans ne vouloir en assumer aucune, à des interlocuteurs qui demandent toujours plus de subventions, déjà 40 milliards d'aides avec le pacte.  En face les classes moyennes viennent de voir augmenter leurs impôts de 4,33 milliards.

Quel est ce patronat ? Est-ce décent de la part du patronat de demander toujours plus aux salariés, et plus particulièrement à l’encadrement et aux classes moyennes ?

Pour la CFE-CGC c'est clairement non. Stop à la surenchère permanente !

Il est temps que le patronat assume sa responsabilité, celle de gérer une entreprise et de la rendre compétitive.

vendredi 5 septembre 2014

Bref aperçu de la situation mondiale du marché de l'acier

Au cours du 1er semestre 2014 la production mondiale d'acier ralentit (mais reste positive à +2,4%), essentiellement à cause de la Chine qui représente néanmoins 50% de la production totale.A l'échelle de l'Europe on observe une croissance de 4,6% sur les 5 premiers mois de l'année et en France de 3,9%. C'est la fin (provisoire ?) d'un cycle de 7 trimestres de baisse consécutifs.
Toujours en Europe ArcelorMittal est le seul des principaux acteurs de la sidérurgie (VoestAlpine, Tata Steel Europe, Salzgitter, Thyssen Krupp Acier Europe) à présenter un chiffre d'affaire en hausse sur les 6 derniers mois.

mardi 2 septembre 2014

Remettre la politique du logement sur les bons rails !

La CFE-CGC le répète depuis plusieurs mois, le logement est au cœur du combat pour l’emploi, le pouvoir d’achat et la compétitivité. Si le plan de relance du logement annoncé vendredi dernier va dans le bon sens, la CFE-CGC demande au Premier ministre de transformer l’essai.

Alors que la construction de logements neufs poursuit sa dégringolade avec le risque de voir le nombre de logements construits cette année inférieur à 300 000 unités, niveau plancher jamais atteint depuis 1998, la CFE-CGC salue l’engagement du gouvernement à redresser la barre, à enrayer la chute et à remettre la politique Logement sur les bons rails.

Relancer la construction de logements, c’est participer à la lutte contre les prix élevés du logement qui pèsent chaque jour davantage dans le budget des Français. Simplification des normes, adaptation des règles d’urbanisme, libération du foncier… les mesures annoncées vont dans le bon sens. La CFE-CGC est donc satisfaite de voir que les messages qu’elle passe inlassablement depuis plusieurs mois ont été entendus.

Personne ne doit oublier que construire, c’est également soutenir l’emploi, au nom du lien emploi-logement cher à la CFE-CGC. Assurer la disponibilité des logements dont les salariés ont besoin, c’est faciliter l’embauche, c’est favoriser la mobilité professionnelle, c’est donc contribuer à la compétitivité du pays. Construire des logements, c’est aussi soutenir un secteur d’activité qui est au cœur de l’activité économique du pays.

Avec l’annonce de mesures favorables à l’investissement immobilier locatif, les professionnels de la construction et de  l’immobilier semblent avoir été entendus. La CFE-CGC attend désormais du Premier ministre qu’il entende les salariés, et en particulier ceux de l’encadrement.

Elle attend ainsi que l’Etat soutienne Action Logement dans sa volonté de pleinement participer à la construction de logements intermédiaires et de favoriser l’accession à la propriété des salariés. Pour y parvenir, l’Etat doit donc préserver la capacité d’Action Logement à  agir. C’est  là un des enjeux de la négociation en cours entre l’Etat et les partenaires sociaux d’Action Logement.

jeudi 7 août 2014

Pacte de responsabilité : copie à revoir

Le Conseil Constitutionnel vient d’invalider la baisse dégressive entre 1 SMIC et 1.3 SMIC des cotisations salariales d’assurance maladie et d’assurance vieillesse qui avait pour conséquence de créer une différence de traitement entre les différents niveaux de salaires.
La CFE-CGC salue cette décision.
Nous avions dénoncé dès le mois d’avril cette mesure qui visait à créer un barème progressif et non plus  proportionnel au salaire pour les cotisations d’assurances sociales et qui conduisait à relâcher le lien entre les cotisations versées et les droits sociaux. Par ailleurs, ce barème progressif remettait en cause l’équilibre du pacte qui fonde notre modèle social.
Le pacte de responsabilité et de solidarité que nous avons refusé de signer comportait 41 milliards de mesures en faveur des entreprises et seulement 5 milliards de mesures présentées comme favorables au pouvoir d’achat des plus modestes.
Le déséquilibre déjà évident du pacte de responsabilité et de solidarité s’en trouve aggravé pour un montant d’environ 2.5 milliards en défaveur des ménages.
Pour la CFE-CGC, la hausse de l’activité économique passera obligatoirement par un soutien renforcé aux ménages.
C’est pourquoi il devient d’autant plus urgent de redonner du pouvoir d’achat aux salariés, aux agents de la fonction publique et notamment aux classes moyennes.
Le Premier Ministre Manuel Valls a pris l’engagement lors de la conférence sociale 2014 de diminuer les  impôts des ménages des classes moyennes pour soutenir le pouvoir d’achat et la croissance. Nous attendons maintenant avec impatience la réalisation de ces promesses.

Le MAG de l'été de la CFE-CGC. Au sommaire : La qualité de vie au travail ; L'accord forfait-jour Syntec


jeudi 5 juin 2014

La CFE-CGC fait opposition à l'agrément de la convention d'assurance chômage


Depuis la nouvelle convention, il va falloir attendre un délai de 180 jours. Non contents d’avoir modifié la formule de calcul du délai de carence pour les ruptures de contrat de travail hors motif économique dans l’Accord National Interprofessionnel du 22 mars 2014 et d’avoir porté ce délai de carence à 180 jours (!), les signataires en ont remis une couche en modifiant la formule de calcul de ce même différé spécifique pour les licenciements économiques.
L’ANI du 22 mars 2014 prévoyait que les licenciements pour motif économique échappent à ce durcissement des règles, mais la tentation de recherche d’économies sur le dos des demandeurs d’emploi était trop forte pour les signataires.
L’indemnité supra légale (les montants qui dépassent l’indemnité légale de licenciement prévue par le Code du travail) était divisée par le salaire journalier de référence pour déterminer le nombre de jours du différé d’indemnisation. Cette indemnité sera maintenant divisée par 90, nouveau plafond sorti du chapeau, pour déterminer la durée du délai de différé. Ainsi, tous ceux qui perçoivent un salaire mensuel supérieur à 90€x30j donc 2 700 euros se verront opposé un délai de différé plus long avant le versement de leur allocation chômage. Certes, ce délai est plafonné à 75 jours, mais il n’en reste pas moins que le choix a été fait par les signataires de pénaliser les salariés dont la rémunération mensuelle est supérieure à 2 700 euros.
Devant notre interpellation face à cette nouveauté non discutée lors de la négociation de l’Accord National Interprofessionnel servant de socle à cette convention, les signataires nous ont expliqué qu’il s’agissait d’une « mesure d’équité » pour permettre de réduire le délai de carence de ceux qui perçoivent un salaire mensuel inférieur à 2 700 euros !
Chacun appréciera ce souci d’équité qui consiste à considérer que ceux dont le salaire est supérieur à 1,86 SMIC et qui sont licenciés pour motif économique sont trop riches et qu’ils doivent donner une partie de leurs allocations chômage aux salariés dont le salaire est inférieur à ce niveau.
Les employeurs se frottent les mains, à aucun moment il n’a été question par les signataires de les mettre à contribution pour partager les efforts d’économies visant à rééquilibrer les comptes de l’UNEDIC !
La CFE-CGC fera opposition à l’agrément de cette convention par le ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue Social.