vendredi 5 septembre 2014

Bref aperçu de la situation mondiale du marché de l'acier

Au cours du 1er semestre 2014 la production mondiale d'acier ralentit (mais reste positive à +2,4%), essentiellement à cause de la Chine qui représente néanmoins 50% de la production totale.A l'échelle de l'Europe on observe une croissance de 4,6% sur les 5 premiers mois de l'année et en France de 3,9%. C'est la fin (provisoire ?) d'un cycle de 7 trimestres de baisse consécutifs.
Toujours en Europe ArcelorMittal est le seul des principaux acteurs de la sidérurgie (VoestAlpine, Tata Steel Europe, Salzgitter, Thyssen Krupp Acier Europe) à présenter un chiffre d'affaire en hausse sur les 6 derniers mois.

mardi 2 septembre 2014

Remettre la politique du logement sur les bons rails !

La CFE-CGC le répète depuis plusieurs mois, le logement est au cœur du combat pour l’emploi, le pouvoir d’achat et la compétitivité. Si le plan de relance du logement annoncé vendredi dernier va dans le bon sens, la CFE-CGC demande au Premier ministre de transformer l’essai.

Alors que la construction de logements neufs poursuit sa dégringolade avec le risque de voir le nombre de logements construits cette année inférieur à 300 000 unités, niveau plancher jamais atteint depuis 1998, la CFE-CGC salue l’engagement du gouvernement à redresser la barre, à enrayer la chute et à remettre la politique Logement sur les bons rails.

Relancer la construction de logements, c’est participer à la lutte contre les prix élevés du logement qui pèsent chaque jour davantage dans le budget des Français. Simplification des normes, adaptation des règles d’urbanisme, libération du foncier… les mesures annoncées vont dans le bon sens. La CFE-CGC est donc satisfaite de voir que les messages qu’elle passe inlassablement depuis plusieurs mois ont été entendus.

Personne ne doit oublier que construire, c’est également soutenir l’emploi, au nom du lien emploi-logement cher à la CFE-CGC. Assurer la disponibilité des logements dont les salariés ont besoin, c’est faciliter l’embauche, c’est favoriser la mobilité professionnelle, c’est donc contribuer à la compétitivité du pays. Construire des logements, c’est aussi soutenir un secteur d’activité qui est au cœur de l’activité économique du pays.

Avec l’annonce de mesures favorables à l’investissement immobilier locatif, les professionnels de la construction et de  l’immobilier semblent avoir été entendus. La CFE-CGC attend désormais du Premier ministre qu’il entende les salariés, et en particulier ceux de l’encadrement.

Elle attend ainsi que l’Etat soutienne Action Logement dans sa volonté de pleinement participer à la construction de logements intermédiaires et de favoriser l’accession à la propriété des salariés. Pour y parvenir, l’Etat doit donc préserver la capacité d’Action Logement à  agir. C’est  là un des enjeux de la négociation en cours entre l’Etat et les partenaires sociaux d’Action Logement.

jeudi 7 août 2014

Pacte de responsabilité : copie à revoir

Le Conseil Constitutionnel vient d’invalider la baisse dégressive entre 1 SMIC et 1.3 SMIC des cotisations salariales d’assurance maladie et d’assurance vieillesse qui avait pour conséquence de créer une différence de traitement entre les différents niveaux de salaires.
La CFE-CGC salue cette décision.
Nous avions dénoncé dès le mois d’avril cette mesure qui visait à créer un barème progressif et non plus  proportionnel au salaire pour les cotisations d’assurances sociales et qui conduisait à relâcher le lien entre les cotisations versées et les droits sociaux. Par ailleurs, ce barème progressif remettait en cause l’équilibre du pacte qui fonde notre modèle social.
Le pacte de responsabilité et de solidarité que nous avons refusé de signer comportait 41 milliards de mesures en faveur des entreprises et seulement 5 milliards de mesures présentées comme favorables au pouvoir d’achat des plus modestes.
Le déséquilibre déjà évident du pacte de responsabilité et de solidarité s’en trouve aggravé pour un montant d’environ 2.5 milliards en défaveur des ménages.
Pour la CFE-CGC, la hausse de l’activité économique passera obligatoirement par un soutien renforcé aux ménages.
C’est pourquoi il devient d’autant plus urgent de redonner du pouvoir d’achat aux salariés, aux agents de la fonction publique et notamment aux classes moyennes.
Le Premier Ministre Manuel Valls a pris l’engagement lors de la conférence sociale 2014 de diminuer les  impôts des ménages des classes moyennes pour soutenir le pouvoir d’achat et la croissance. Nous attendons maintenant avec impatience la réalisation de ces promesses.

Le MAG de l'été de la CFE-CGC. Au sommaire : La qualité de vie au travail ; L'accord forfait-jour Syntec


jeudi 5 juin 2014

La CFE-CGC fait opposition à l'agrément de la convention d'assurance chômage


Depuis la nouvelle convention, il va falloir attendre un délai de 180 jours. Non contents d’avoir modifié la formule de calcul du délai de carence pour les ruptures de contrat de travail hors motif économique dans l’Accord National Interprofessionnel du 22 mars 2014 et d’avoir porté ce délai de carence à 180 jours (!), les signataires en ont remis une couche en modifiant la formule de calcul de ce même différé spécifique pour les licenciements économiques.
L’ANI du 22 mars 2014 prévoyait que les licenciements pour motif économique échappent à ce durcissement des règles, mais la tentation de recherche d’économies sur le dos des demandeurs d’emploi était trop forte pour les signataires.
L’indemnité supra légale (les montants qui dépassent l’indemnité légale de licenciement prévue par le Code du travail) était divisée par le salaire journalier de référence pour déterminer le nombre de jours du différé d’indemnisation. Cette indemnité sera maintenant divisée par 90, nouveau plafond sorti du chapeau, pour déterminer la durée du délai de différé. Ainsi, tous ceux qui perçoivent un salaire mensuel supérieur à 90€x30j donc 2 700 euros se verront opposé un délai de différé plus long avant le versement de leur allocation chômage. Certes, ce délai est plafonné à 75 jours, mais il n’en reste pas moins que le choix a été fait par les signataires de pénaliser les salariés dont la rémunération mensuelle est supérieure à 2 700 euros.
Devant notre interpellation face à cette nouveauté non discutée lors de la négociation de l’Accord National Interprofessionnel servant de socle à cette convention, les signataires nous ont expliqué qu’il s’agissait d’une « mesure d’équité » pour permettre de réduire le délai de carence de ceux qui perçoivent un salaire mensuel inférieur à 2 700 euros !
Chacun appréciera ce souci d’équité qui consiste à considérer que ceux dont le salaire est supérieur à 1,86 SMIC et qui sont licenciés pour motif économique sont trop riches et qu’ils doivent donner une partie de leurs allocations chômage aux salariés dont le salaire est inférieur à ce niveau.
Les employeurs se frottent les mains, à aucun moment il n’a été question par les signataires de les mettre à contribution pour partager les efforts d’économies visant à rééquilibrer les comptes de l’UNEDIC !
La CFE-CGC fera opposition à l’agrément de cette convention par le ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue Social.

vendredi 23 mai 2014

Le tribunal de commerce a tranché, Ascométal repris par Asco Industries (Franck Supplisson)

Pour la CFE-CGC, l’essentiel est d’avoir trouvé un repreneur qui pourra assurer un avenir à la société Ascométal.
Des 4 projets de reprise présentés au tribunal de commerce de Nanterre le 14 mai, seuls les projets Asco Industries (Franck Supplisson) et Gerdau (groupe sidérurgiste brésilien) avaient de réelles chances d’être retenus.
Pour la CFE-CGC, si le projet de Franck Supplisson a été choisi par le tribunal de commerce, c’est parce qu’il estime qu’il était le mieux et le plus à même d’assurer un avenir à Ascométal, en maintenant l’ensemble des sites de production en réduisant l’impact social en conservant près de 1830 salariés, ce dont nous continuons toujours de douter.
La CFE-CGC n’a pas soutenu le projet de Franck Supplisson, notamment parce que son montage financier ne nous semblait pas assez robuste, contraire à l’esprit initial annoncé (projet franco-français finalement qui n’en est pas un !), et une stratégie de volume de production qui n’était pas assez ambitieuse au regard de notre capacité industrielle, et surtout pour continuer à survivre sur le marché des aciers spéciaux.
Maintenant que la décision du tribunal de commerce est prise, la CFE-CGC sera vigilante en continuant de jouer son rôle de partenaire social responsable et ne manquera pas de défendre les intérêts des salariés autant que la situation le commandera.

vendredi 16 mai 2014

Ascométal : Communiqué de la CFE-CGC


Quatre projets de reprise de la société Ascométal ont été présentés au tribunal de commerce de Nanterre le 14 mai : Anchorage, Appolo (actionnaire actuel), Asco Industries (Franck Supplisson) et Gerdau (groupe  sidérurgiste brésilien).
Pour la CFE-CGC, le fait que 4 projets aient été finalisés démontre qu’Ascométal doit avoir un avenir.
La CFE-CGC, a très vite décidé de rejeter les projets présentés par les fonds d’investissements Anchorage et Apollo, car si Ascométal est aujourd’hui en redressement judiciaire c’est bien à cause du LBO (Leveraged Buy-Out - achat avec effet de levier), fait par Apollo en 2011 lors du rachat à Lucchini.
Pour la CFE-CGC, le projet Supplisson, soutenu par d’anciens dirigeants de la sidérurgie française, et bien qu’étant le mieux disant sur le plan social (1 827 salariés repris sur un effectif de 1 911 au 31/03/14), nous apparaît comme ayant une relative fragilité sur son financement, et comme n’étant pas assez ambitieux en terme d’objectif de production à moyen terme (600 kt en 2017).
A l’inverse, l’offre de Gerdau, bien que la moins disante au niveau social (seulement 1 586 salariés repris, mais 166 embauches complémentaires, ce qui permet d’atteindre un effectif cible total de 1 752 salariés) est, pour la CFE-CGC, la plus robuste sur son montage financier, et la plus ambitieuse en terme de cible de production (750 kt en 2017).
Si le projet de Gerdau était finalement choisi, la CFE-CGC demanderait à Gerdau de reprendre très  rapidement les discussions avec le groupe algérien Cevital qui s’est déclaré tardivement intéressé pour développer un projet industriel complémentaire sur le site de Fos/Mer.
Le jugement a été mis en délibéré au 22 mai 2014