jeudi 15 mai 2014
Ascométal : CCE extraordinaire
Lors du CCE extraordinaire qui s'est tenu hier l'administrateur judiciaire a présenté aux élus les 4 offres de reprise encore en lice. Il s'agit des 2 fonds d'investissements Appollo et Anchorage, Franck Supplisson et Gerdau. Il est clair que seules les 2 dernières sont des offres industrielles. La CFE-CGC a fait valoir sa préférence pour l'offre du brésilien Gerdau qui, bien que socialement plus faible, présente le plus de garanties de pérennité pour les sites conservés en s'appuyant sur une réelle stratégie industrielle.
Politique industrielle et stratégie actionnariale sont au cœur de l’avenir de l’industrie française
Alors que Toshiba
vient d’annoncer son intérêt pour les activités d’énergie d’Alstom, la CFE-CGC
demande aux pouvoirs publics de placer politique industrielle et stratégie
actionnariale au cœur de la nouvelle France industrielle voulue par le président
de la République.
La
CFE-CGC en est convaincue : la transition énergétique doit permettre l’émergence
de filières industrielles françaises d’excellence, basées sur l’innovation
technologique et créatrices d’emplois. Elle salue donc la volonté affichée le 7
mai par le président de la République de placer ces filières au cœur de la
reconquête industrielle du pays.
Stockage
de l’électricité, réseaux électriques intelligents, éolien offshore… autant de
filières qui sont au cœur de la transition énergétique, autant de compétences
qui sont développées par Alstom. Alstom, c’est aussi l’équipement des centrales
nucléaires, en France comme celles que l’équipe de France vend dans le monde.
Pour la CFE-CGC, l’avenir d’Alstom, c’est donc bien pour la France une question
de stratégie industrielle.
Cet
impératif de stratégie industrielle, c’est aussi une question économique et
sociale en raison du caractère d’entraînement de l’industrie sur l’emploi, les
revenus, les exportations et l’innovation. Si la CFE-CGC salue le décret de
« patriotisme économique » sur les « industries stratégiques » que
le gouvernement vient de signer, elle lui demande d’aller plus loin en bâtissant
une politique industrielle digne de ce nom.
L’excès
de financiarisation des entreprises n’est non plus étranger à la situation de
notre industrie. La CFE-CGC n’oublie pas que la stratégie financière menée par
Serge Tchuruk comme l’exigence de dividendes lors de la mise en bourse de GEC
Alstom ne sont pas étrangers à la situation d’Alstom.
Plus
largement, la CFE-CGC regrette que cette financiarisation ait conduit à
disperser l’actionnariat des groupes industriels français, sans bloc
actionnarial structurant stable, et à en faire des proies faciles. Après Alstom,
la France peut-elle à nouveau rester passive quant à l’avenir de Suez
Environnement et de VEOLIA, leaders mondiaux de l’environnement, dont les
actionnariats sont questionnés alors même que le président de la République veut
faire de la France la nation de l’excellence
environnementale ?
Dans
une compétition mondiale où la stratégie industrielle est au cœur
des
trois empires économiques que sont la Chine, les États-Unis et l’Allemagne, la
France ne peut pas rester les bras croisés. Elle doit d’urgence définir des
stratégies industrielle et actionnariale de long terme qui lui permette
d’anticiper dans la guerre économique que nous connaissons et de préserver ses
atouts industriels. La CFE-CGC le revendique d’autant plus que nos emplois
d’aujourd’hui comme ceux de demain en dépendent !
dimanche 11 mai 2014
mercredi 9 avril 2014
Le 10 avril : remise du rapport sur la fiscalité des ménages
La CFE-CGC a le
sentiment que l'encadrement et la classe moyenne continuent de se faire plumer.
La remise à plat de la fiscalité annoncée par Jean-Marc Ayrault a accouché,
après 6 mois de travail, de quelques propositions sans
ambition.
La CFE-CGC souhaitait
que les futures réformes apportent du pouvoir d’achat en plus aux classes
moyennes.
Ce rapport et les
propositions qu’il contient ne vont pas éradiquer le « ras le bol fiscal », bien
au contraire. La classe moyenne, et l’encadrement en particulier, le disent :
« marre d’être plumés ! ».
Après avoir augmenté
significativement la fiscalité de la classe moyenne depuis deux ans, les
recommandations du groupe qui ne concernent que les ménages modestes ne
constituent en aucun cas une remise à plat de la fiscalité, c’est de la simple
démagogie pour espérer récupérer les déçus de la politique
actuelle.
Ces travaux se sont
cantonnés à un état des lieux sur :
· Le prélèvement
à la source,
· La
progressivité de l’impôt et l'éventuelle fusion de l’Impôt sur le Revenu (IR) et
de la Contribution Sociale Généralisée (CSG),
· L’efficacité
de la Prime Pour l’Emploi (PPE) et du Revenu de Solidarité Active (RSA), avec
les conséquences des effets de seuil des deux systèmes.
Mais hors de question
de parler de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) ou des taxes locales (taxe
foncière ou d’habitation) ni d’évoquer les niches fiscales ou d’envisager de
parler des multiples taxes qui frappent les ménages à tout
moment.
C'est bien
regrettable pour la CFE-CGC et pour les salariés de l'encadrement. La confiance
en l'avenir est loin d'être gagnée.
La CFE-CGC attend de
ce gouvernement de combat qu'il se batte pour :
- une fiscalité des
ménages en baisse,
- une fiscalité plus
incitative sur l'intéressement,
- la participation et
l'actionnariat salarié (retour du forfait social à 8%),
- créer un écosystème
permettant de faire du CDI la norme,
- redonner de la
compétitivité aux entreprises afin qu'elles puissent embaucher y compris des
agents de maîtrise et des cadres (fin du plafond à 2,5 Smic pour le CICE) et
investir dans la montée en gamme.
C'est sur des signes
forts que la confiance se regagnera et non pas sur des propositions confortables
et peu audacieuses.
lundi 7 avril 2014
Ascométal : semaine décisive
Jeudi 10 avril 2014 un CCE extraordinaire se tiendra. L'administrateur judiciaire devrait présenter les 13 offres de reprises reçues à ce jour. 4 d'entre elles ne concerneraient que les centrales hydro-électriques de Savoie. Les autres seraient des offres de reprise globale. La CFE-CGC Sidérurgie s'attachera à vérifier la fiabilité et le sérieux des propositions de reprise retenues.
mercredi 26 mars 2014
La CFE-CGC ne signera pas le pacte de responsabilité
Le
Pacte de responsabilité reposait sur un contrat de confiance entre le patronat
et les syndicats de salariés. Il reconnaissait la nécessité d’un effort partagé
entre les entreprises et les salariés pour retrouver le chemin de la
croissance.
Mais
le patronat a brisé cette confiance en imposant ses vues dans l’accord sur le
financement de l’assurance chômage : cette réforme se fait aux dépens des
classes moyennes, des techniciens, des agents de maîtrise, des cadres et des
ingénieurs. Le contrat de confiance est donc rompu. C’est une véritable trahison
du patronat.
Le
fait de porter le délai de carence de 75 à 180 jours maximum avant de pouvoir
toucher une allocation chômage est totalement inacceptable : c’est faire des
économies sur le dos des cadres et des agents de maîtrise ! L’indemnisation de
rupture de licenciement est là pour compenser un préjudice et non pour suppléer
les carences de l’assurance chômage. La CFE-CGC dénonce cette iniquité au cœur
de la société française, ces petits arrangements entre amis conclus lors de
cette négociation, notamment via la collusion entre le MEDEF et la CFDT pour
imposer les droits rechargeables qui vont un peu plus précariser les contrats
courts et, in fine, coûter plus cher à l’assurance chômage au préjudice des
classes moyennes.
La
solution de bon sens était, notamment, de surtaxer les CDD qui génèrent 5,5
milliards de déficit par an. Une mesure balayée par le patronat ! Le MEDEF a
voulu le beurre via les allégements de charges et l’argent du beurre avec une
réforme de l’assurance chômage financée par les classes moyennes. La CFE-CGC
refuse d’attendre que le MEDEF demande la crémière. Elle prend acte du
comportement du patronat et ne signe donc ni l’accord d’assurance chômage ni le
relevé de décisions du Pacte de responsabilité.
Elle
participera bien aux négociations annoncées dans les branches pour l’emploi
ainsi qu’aux négociations prévues avec le gouvernement sur la fiscalité avec la
volonté de tirer la sonnette d’alarme. Le gouvernement et le président de la
République devront l’entendre ! Ils doivent passer aux actes en faveur du
pouvoir d’achat des classes moyennes grâce à une fiscalité en baisse pour les
ménages et une fiscalité plus incitative sur l’intéressement et la
participation.
La
CFE-CGC, le seul syndicat qui se bat pour le pouvoir d’achat des classes
moyennes !
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