jeudi 6 mars 2014

La loi relative à la formation professionnelle, à l'emploi et à la démocratie sociale publiée au Journal Officiel

Cette loi reprend les principales dispositions du volet "Formation" de l'accord national interprofessionnel du 14 décembre 2013 signé par la CFE-CGC.
Pour rappel les principales mesures du texte :
  • Le Compte Personnel de Formation se substitue au DIF
  • Mise en oeuvre d'un nouvel entretien professionnel consacré aux perspectives d'évolution professionnelle de chaque salarié
  • Renforcement du rôle des institutions représentatives du personnel vis-à-vis du plan de formation
  • Réforme du financement de la formation professionnelle (contribution unique des entreprises)
  • Refonte de la taxe d'apprentissage (taux et réseau de collecte)
  • Elargissement des dispositifs de contrats de professionnalisation
  • Meilleure accessibilité à la Validation des Acquis de l'Expérience
  • Redéfinition des missions du Service Public Régional de la Formation Professionnelle

lundi 3 mars 2014

En entreprise, le "burn-out" au grand jour

Il existe au sein de nos entreprises un mal silencieux, sournois, qui ne déclenche pas autant d’émotions qu’une tentative de suicide. Pourtant ce mal tue à petit feu un nombre de plus en plus important  d’encadrants de nos entreprises. Ce broyeur silencieux s’appelle le burn-out.

Le concept du burn-out (épuisement professionnel) apparait dans les années 70 et a pu être quantifié à partir des années 1980 par les études du Pr Christina Maslach. Le burn-out a en premier lieu touché les métiers de la relation aux autres. Depuis quelques années les nouvelles organisations de travail ont transformé ce mal en épidémie qui atteint de plus en plus  les cadres. Comment expliquer cette pathologie qui touche les plus investis dans le travail ?

Le salarié qui n’a pas les ressources pour faire face aux contraintes que lui impose son travail (définition stress ANI stress 2008) subit le assauts du cortisol, l’hormone du stress chronique et  peut alors être victime d’un grand nombre de pathologies notamment  un syndrome dépressif et de graves troubles de la concentration et de la mémoire. Le salarié se trouve parfois dans l’impossibilité d’effectuer correctement son travail. Il devient insatisfait au travail, se remet en question, devient cynique et frustré, s’isole du reste de l’entreprise.

Cette souffrance au travail, cette perte de sens, les injonctions contradictoires, la politique forcenée du reporting sont autant de coups portés au bien-être au travail. L’homme n’est plus au centre de l’entreprise. Au fil des ans, l’ENTREPRISE n’a plus pour projet que la rentabilité immédiate.

La CFE-CGC tire la sonnette d’alarme. Elle exhorte le MEDEF, signataire de l’accord sur la Qualité de vie au travail de juin 2013, d’ouvrir enfin les négociations sur ce thème. Cet accord remet les encadrants et managers dans la boucle de l’élaboration de la politique de l’entreprise, donne aux cadres les moyens d’exécuter leur missions, permet de créer des espaces de régulation et de discussion du travail. La CFE-CGC exige le droit pour les cadres aux forfait-jours à l’équilibre entre vie familiale et vie professionnelle, ainsi que le droit à la déconnexion.

Pour la CFE-CGC, il est temps de faire apparaitre au grand jour la pathologie du burn-out, de la faire reconnaitre comme étant liée au travail et inscrire dans le tableau des maladies professionnelles. Ces maladies hautement invalidantes sont actuellement prises en charge par les cotisations des salariés. Elles doivent être assimilées aux autres maladies professionnelles et accidents du travail, donc assumées en termes de financement par les entreprises. Les patients seraient alors mieux indemnisés et les entreprises convaincues de la nécessité d’une véritable prévention pour minimiser le choc du burn-out.

Le travail doit être, pour le salarié, un moyen de s’épanouir et, pour l’entreprise, un moteur de compétitivité dans un rapport de subordination gagnant-gagnant.

vendredi 28 février 2014

Réforme de l'Assurance Chômage : dans le vif du sujet

Dans un contexte où le chômage est toujours en hausse, stopper la dérive financière du régime d’indemnisation et répondre à l’attente des demandeurs d’emploi toujours plus nombreux devient un véritable casse-tête.

La nouvelle séance de négociation du 27 février a ressemblé à un match de tennis plus qu’à un acte social de solidarité. Elle a consisté pour la CFE-CGC à contenir les propositions du patronat à la recherche de ressources financières. Face à la dégradation des comptes, la CFE-CGC s’est efforcée de chiffrer des solutions aptes à :

- préserver les droits des demandeurs d’emploi sur la durée la plus sécurisante possible notamment pour les seniors.

La CFE-CGC regrette cependant que le patronat reste sourd à ses suggestions : stabiliser l’avenir de l’Unedic par un partage de l’effort nécessaire entre demandeurs d’emplois, salariés et entreprises par une sur-taxation des contrats courts. Tant que les entreprises continuent d’embaucher en CDD de très courte durée, elles doivent assumer financièrement leur part de responsabilité.

mercredi 19 février 2014

Stagiaires : Pour un nouveau statut protecteur

Chaque année, 1,6 million de jeunes suivent un stage professionnel dans le cadre de leurs études. Mais ceux-ci ne bénéficient toujours pas d’un véritable statut dans l’entreprise.

Une proposition de loi sur le développement, l’encadrement des stages et l’amélioration du statut des stagiaires sera discutée au Parlement à partir du 19 février.

La CFE-CGC demande :
• Une gratification obligatoire pour tout stage à partir d’un mois, qui soit croissante avec le niveau de diplôme préparé.
• La limitation de la durée de travail des stagiaires à 35 heures.
• La formation et la reconnaissance des tuteurs en entreprise.
• La garantie de réels moyens dans les établissements pour l’accompagnement du jeune en amont et pendant toute la durée du stage.

C’est sous ces conditions que notre organisation acceptera de valider cette démarche.

dimanche 16 février 2014

Fiscalité des ménages La CFE-CGC dit NON ! Les classes moyennes en ont marre d'être plumées !

Deux projets péjoratifs pour la classe moyenne sont dans les tuyaux fiscaux :
• L'individualisation de l'impôt par le prélèvement à la source.
• La non déductibilité de la CSG.

Un exemple pour illustrer les conséquences cumulées de ces deux projets :
Pour un couple de deux adultes avec deux enfants et un revenu imposable global de 55 000 euros, la non déductibilité totale de la CSG représente un supplément de revenu imposable de 3 643 euros et une perte de pouvoir d’achat de 459 euros.

Pour ce même couple, l'individualisation de la fiscalisation (retenue à la source) pourrait coûter jusqu'à 3 000 euros d'impôts en plus.

Soit près de 3 500 euros d'impôts en plus à payer, donc 3 500 euros en moins de pouvoir d'achat !

Des projets qui viendraient s’ajouter à la fiscalisation de la part "employeur" de la mutuelle (soit près de 500 euros pour notre couple avec deux enfants) et l'augmentation du forfait fiscal sur la participation/intéressement. En attendant une taxe d'habitation calculée en fonction des revenus…

Cette situation est inacceptable !

Dans les trois prochaines réunions organisées pour la remise à plat de la fiscalité, la CFE-CGC s’opposera vigoureusement à ces délires fiscaux portés par quelques despotes. Ces derniers, au nom de l'égalitarisme ou de la redistribution, rêvent d'un nivellement par le bas, au détriment de la classe moyenne, des techniciens et de l'encadrement en particulier.

Faudra-t-il descendre dans la rue pour faire entendre la voix des classes moyennes au gouvernement et en finir avec ces délires de matraquages fiscaux permanents depuis 20 mois maintenant ?