lundi 20 janvier 2014
mercredi 15 janvier 2014
Pacte de responsabilité : la CFE-CGC demande un pacte pour les classes moyennes et l'encadrement
Le
président de la République a fait de nombreuses annonces hier en faveur des
entreprises. Afin que le pacte de responsabilité proposé ne se transforme pas en
marché de dupes et ne nous entraîne pas un peu plus dans la récession, la
CFE-CGC demande un pacte pour les classes moyennes afin de garantir des
contreparties pour les salariés et plus particulièrement les techniciens, agents
de maîtrise, cadres, ingénieurs et agents des trois fonctions
publiques.
Les
intentions affichées sont louables. Mais nous ne tenons pas à ce qu'elles
restent au stade de la promesse. La CFE-CGC tient à ce que le gouvernement passe
des discours aux actes, tant pour les entreprises que pour les classes
moyennes.
Cela
fait 18 mois que le gouvernement est aux commandes. Nous sommes à quelques
semaines des élections municipales et quelques mois des élections européennes.
La Commission européenne enjoint la France de mener des réformes structurelles
dans le cadre du Programme national de réforme (PNR). La France est aussi
observée de près par les agences de notation, la prochaine note doit tomber le
24 janvier.
Ce
n'est pas du donnant-donnant que nous attendons mais du gagnant-gagnant, seule
façon de retrouver le chemin de la croissance et de la sortie de
crise.
La
CFE-CGC est prête à s'engager dans ce pacte mais elle le fera avec vigilance et
intransigeance.
Aujourd'hui,
de nombreuses questions se posent. Nous attendons des précisions dans les jours
qui viennent tant sur la méthode que sur le calendrier et les contreparties pour
les classes moyennes et l'encadrement.
Nous
avons besoin d'engagements clairs.
Nous
devons avoir des assurances en matière d'emploi et de pouvoir d'achat des
classes moyennes et de l'encadrement, mis à mal depuis plus de 18 mois
maintenant.
Le
président de la République a pris l'engagement qu'il n'y aurait aucun transfert
de charges des entreprises vers les ménages. Nous attendons d’en voir la
traduction. Qui va payer la sortie des charges familiales de la fiche de paye ?
Quelles réductions de la dépense publique vont être opérées ? Avec quel
calendrier ?
La
politique familiale est un atout qui permet à la France aujourd'hui non
seulement d'avoir un taux de fécondité supérieur à ses pays voisins mais aussi,
au niveau de l'encadrement, d'avoir des femmes qui peuvent avoir des enfants
tout en poursuivant leur carrière professionnelle. Qu’en sera-t-il à l'avenir
?
La
CFE-CGC refuse que ce pacte de responsabilité soit un chèque en blanc pour les
entreprises, sans contreparties claires.
Ce
pacte de responsabilité doit reposer sur des engagements chiffrés et mesurables
des différentes parties prenantes, c'est aujourd'hui notre point de
vigilance.
Seul
un pacte pour les classes moyennes dans ce pacte de responsabilité sera de
nature à lever tous les doutes.
mercredi 1 janvier 2014
Bonne année
La CFE-CGC Sidérurgie vous souhaite une très heureuses année 2014 à la pointe du combat syndical
jeudi 19 décembre 2013
Formation Professionnelle : la CFE-CGC signe l'accord
Suite
à une décision unanime de son Comité directeur, la CFE-CGC signe l’accord
national interprofessionnel sur la
formation professionnelle. Au
cours de la négociation, la CFE-CGC a obtenu :
Le Compte personnel de formation (CPF) :
Þ
Il passe de 120 heures à 150 heures, soit 25 % de plus
que le Droit Individuel à la formation (DIF). Ce seuil permettra d’acquérir un
niveau de qualification ou de certification qui peut être complété par
l’employeur, la branche, les pouvoirs publics ou par le salarié lui-même. Ce
compte suivra le salarié tout au long de sa vie professionnelle, y compris lors
de changements d’entreprise.
Þ
La possibilité d’utiliser son CPF sans l’accord de
l’employeur avec prise en charge des frais pédagogiques déplafonnés (listes
d’accès définies paritairement et incluant les certifications et
qualifications).
Þ
Le financement du CPF, à hauteur de 0,20 % de la masse
salariale.
Le recours gratuit à un Conseil en évolution
professionnelle favorisant l’élaboration et la conduite d’un projet
professionnel.
La mise en place d’un entretien professionnel tous les
deux ans avec possibilité pour le salarié d’obtenir une reconnaissance de sa
qualification.
Dans
le droit fil des réformes issues de la loi sécurisation de l’emploi, le dialogue
social dans les entreprises sur la formation sera
renforcé.
Enfin, la CFE-CGC a obtenu le maintien d’une
contribution unique formation à 1 % au lieu de 0,8 % proposée par le MEDEF et
l’UPA afin de garantir une mutualisation pour les petites
entreprises.
Pour la CFE-CGC, valoriser le capital humain, que
composent les femmes et les hommes de l’entreprise, est fondamental. Cet accord
permet d’y parvenir tout en garantissant la compétitivité des entreprises.
mardi 3 décembre 2013
vendredi 29 novembre 2013
Maladies professionnelles : le thermomètre est déréglé !
Avec
des arguments artificiels et inadéquats, le Conseil d’État valide de profondes
modifications au parcours nécessaire pour se faire reconnaitre en maladie
professionnelle.
Cela
commence par le tableau des troubles musculosquelettiques. Il faudra désormais
faire la preuve d’une série de critères contraignants et abstraits de situations
de travail que l’on ne trouve que dans les laboratoires de doctes universitaires
qui n’ont jamais vu la réalité professionnelle de près. Cette reconnaissance
était normalement fondée sur la présomption !
La
CFE-CGC n’admet pas ces détournements du régime des maladies professionnelles
qui n’aboutissent qu’à des réparations le plus souvent insignifiantes,
accompagnées des contraintes administratives alourdies, notamment pour
l’encadrement.
Aujourd’hui
le système déqualifie les maladies de l’épaule et, demain, celles du poignet :
la machine à déstructurer est en route ! La CFE-CGC s’attend, de ce fait, à une
baisse du nombre de maladies professionnelles tout à fait artificielle et
virtuelle : on a déréglé le thermomètre ! Ce maquillage et cette tromperie sont
inacceptables.
Elle
exige un système d’assurance du risque professionnel qui soit à la hauteur des
préjudices réels, en fonction de la réalité professionnelle, incluant la
problématique des risques psycho-sociaux et des facteurs de stress qui ne sont
pas encore reconnus en maladie professionnelle.
La
CFE-CGC en appelle à la mobilisation contre le détournement du régime en cours,
alors que, dans le même temps, les dispositions
relatives à la prévention de la pénibilité au
travail ne prennent même pas en compte les risques psycho-sociaux,
pourtant reconnus comme étant le premier problème de santé au travail
!
C’est
l’ensemble de ces questions que la CFE-CGC entend mettre sur la table des
négociations autour de la santé au travail, de sa prévention et de sa
réparation.
mercredi 13 novembre 2013
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