mercredi 15 janvier 2014

Pacte de responsabilité : la CFE-CGC demande un pacte pour les classes moyennes et l'encadrement

Le président de la République a fait de nombreuses annonces hier en faveur des entreprises. Afin que le pacte de responsabilité proposé ne se transforme pas en marché de dupes et ne nous entraîne pas un peu plus dans la récession, la CFE-CGC demande un pacte pour les classes moyennes afin de garantir des contreparties pour les salariés et plus particulièrement les techniciens, agents de maîtrise, cadres, ingénieurs et agents des trois fonctions publiques.

Les intentions affichées sont louables. Mais nous ne tenons pas à ce qu'elles restent au stade de la promesse. La CFE-CGC tient à ce que le gouvernement passe des discours aux actes, tant pour les entreprises que pour les classes moyennes.

Cela fait 18 mois que le gouvernement est aux commandes. Nous sommes à quelques semaines des élections municipales et quelques mois des élections européennes. La Commission européenne enjoint la France de mener des réformes structurelles dans le cadre du Programme national de réforme (PNR). La France est aussi observée de près par les agences de notation, la prochaine note doit tomber le 24 janvier.

Ce n'est pas du donnant-donnant que nous attendons mais du gagnant-gagnant, seule façon de retrouver le chemin de la croissance et de la sortie de crise.

La CFE-CGC est prête à s'engager dans ce pacte mais elle le fera avec vigilance et intransigeance.

Aujourd'hui, de nombreuses questions se posent. Nous attendons des précisions dans les jours qui viennent tant sur la méthode que sur le calendrier et les contreparties pour les classes moyennes et l'encadrement.

Nous avons besoin d'engagements clairs.

Nous devons avoir des assurances en matière d'emploi et de pouvoir d'achat des classes moyennes et de l'encadrement, mis à mal depuis plus de 18 mois maintenant.

Le président de la République a pris l'engagement qu'il n'y aurait aucun transfert de charges des entreprises vers les ménages. Nous attendons d’en voir la traduction. Qui va payer la sortie des charges familiales de la fiche de paye ? Quelles réductions de la dépense publique vont être opérées ? Avec quel calendrier ?

La politique familiale est un atout qui permet à la France aujourd'hui non seulement d'avoir un taux de fécondité supérieur à ses pays voisins mais aussi, au niveau de l'encadrement, d'avoir des femmes qui peuvent avoir des enfants tout en poursuivant leur carrière professionnelle. Qu’en sera-t-il à l'avenir ?

La CFE-CGC refuse que ce pacte de responsabilité soit un chèque en blanc pour les entreprises, sans contreparties claires.

Ce pacte de responsabilité doit reposer sur des engagements chiffrés et mesurables des différentes parties prenantes, c'est aujourd'hui notre point de vigilance.

Seul un pacte pour les classes moyennes dans ce pacte de responsabilité sera de nature à lever tous les doutes.

mercredi 1 janvier 2014

Bonne année

La CFE-CGC Sidérurgie vous souhaite une très heureuses année 2014 à la pointe du combat syndical

jeudi 19 décembre 2013

Formation Professionnelle : la CFE-CGC signe l'accord

Suite à une décision unanime de son Comité directeur, la CFE-CGC signe l’accord national interprofessionnel sur la formation professionnelle. Au cours de la négociation, la CFE-CGC a obtenu :

Le Compte personnel de formation (CPF) :
Þ    Il passe de 120 heures à 150 heures, soit 25 % de plus que le Droit Individuel à la formation (DIF). Ce seuil permettra d’acquérir un niveau de qualification ou de certification qui peut être complété par l’employeur, la branche, les pouvoirs publics ou par le salarié lui-même. Ce compte suivra le salarié tout au long de sa vie professionnelle, y compris lors de changements d’entreprise.
Þ    La possibilité d’utiliser son CPF sans l’accord de l’employeur avec prise en charge des frais pédagogiques déplafonnés (listes d’accès définies paritairement et incluant les certifications et qualifications).
Þ    Le financement du CPF, à hauteur de 0,20 % de la masse salariale.

Le recours gratuit à un Conseil en évolution professionnelle favorisant l’élaboration et la conduite d’un projet professionnel.

La mise en place d’un entretien professionnel tous les deux ans avec possibilité pour le salarié d’obtenir une reconnaissance de sa qualification.

Dans le droit fil des réformes issues de la loi sécurisation de l’emploi, le dialogue social dans les entreprises sur la formation sera renforcé.

Enfin, la CFE-CGC a obtenu le maintien d’une contribution unique formation à 1 % au lieu de 0,8 % proposée par le MEDEF et l’UPA afin de garantir une mutualisation pour les petites entreprises.

Pour la CFE-CGC, valoriser le capital humain, que composent les femmes et les hommes de l’entreprise, est fondamental. Cet accord permet d’y parvenir tout en garantissant la compétitivité des entreprises.

vendredi 29 novembre 2013

Maladies professionnelles : le thermomètre est déréglé !

Avec des arguments artificiels et inadéquats, le Conseil d’État valide de profondes modifications au parcours nécessaire pour se faire reconnaitre en maladie professionnelle.
Cela commence par le tableau des troubles musculosquelettiques. Il faudra désormais faire la preuve d’une série de critères contraignants et abstraits de situations de travail que l’on ne trouve que dans les laboratoires de doctes universitaires qui n’ont jamais vu la réalité professionnelle de près. Cette reconnaissance était normalement fondée sur la présomption !
La CFE-CGC n’admet pas ces détournements du régime des maladies professionnelles qui n’aboutissent qu’à des réparations le plus souvent insignifiantes, accompagnées des contraintes administratives alourdies, notamment pour l’encadrement.
Aujourd’hui le système déqualifie les maladies de l’épaule et, demain, celles du poignet : la machine à déstructurer est en route ! La CFE-CGC s’attend, de ce fait, à une baisse du nombre de maladies professionnelles tout à fait artificielle et virtuelle : on a déréglé le thermomètre ! Ce maquillage et cette tromperie sont inacceptables.
Elle exige un système d’assurance du risque professionnel qui soit à la hauteur des préjudices réels, en fonction de la réalité professionnelle, incluant la problématique des risques psycho-sociaux et des facteurs de stress qui ne sont pas encore reconnus en maladie professionnelle.
La CFE-CGC en appelle à la mobilisation contre le détournement du régime en cours, alors que, dans le même temps, les dispositions relatives à la prévention de la pénibilité au travail ne prennent même pas en compte les risques psycho-sociaux, pourtant reconnus comme étant le premier problème de santé au travail !
C’est l’ensemble de ces questions que la CFE-CGC entend mettre sur la table des négociations autour de la santé au travail, de sa prévention et de sa réparation.

mercredi 13 novembre 2013

A lire

Lettre confédérale du 22/11/2013. A gauche sur le menu