mardi 19 février 2013

CCE ArcelorMittal Atlantique et Lorraine : La CFE-CGC signe l'accord de cadrage du processus d'information-consultation

La réunion extraordinaire du CCE ArcelorMittal Atlantique et Lorraine du 18 février portait sur l'accord de cadrage du processus d'information-consultation des Instances Représentatives du Personnel dans le   cadre du projet industriel et commercial de la société ArcelorMittal Atlantique et Lorraine.

Cet accord, qui a été signé par la CFE-CGC précise le calendrier global du processus :
  • 28 février CCE extra : Remise et présentation du document d’information-consultation
  • 1er mars CE extra :  Remise et présentation du document d’information-consultation
  • 4 avril Commission Economique :  Présentation du rapport de clôture du droit d’alerte sur la filière packaging
  • 11 avril CCE extra  : Consultation sur le projet industriel de la société
  • 12 avril CE extra : Consultation sur le projet industriel de la société
A noter que dans le cadre du droit d’alerte « filière packaging », la commission économique du CCE se réunira à Basse-Indre le 5 mars, en présence de l’expert du cabinet SECAFI. Le chef de projet ArcelorMittal Atlantique et Lorraine répondra aux questions des membres de la commission économique.
Se basant sur le calendrier d’information-consultation établi, nous avons obtenu que la Direction accepte de ne pas ouvrir la négociation d’un accord portant sur les mesures sociales nécessaires à l’accompagnement de la mise sous cocon de la phase liquide de l’établissement de Florange, avant le 13 avril 2013, lendemain de la date fixée pour la remise d’avis des CE.

Pour la CFE-CGC, il est grand temps de s’occuper des salariés et de leur avenir : Il ne leur est plus soutenable et possible de surveiller des installations à l’arrêt ou de signer en permanence des conventions de détachement alors que la grande majorité attend un traitement définitif pour pouvoir se projeter dans l’avenir ! Comme chacun le sait, la gestion sociale de la fermeture de la filière liquide se fera, conformément à l’engagement du Groupe ArcelorMittal, sans PSE, uniquement sur la base du volontariat.

La CFE-CGC attend donc de cette future négociation des mesures suffisamment incitatives et attractives, en particulier :
- compte-tenu du nombre potentiel de départs en retraite sur le site pour les années 2013 à 2015 (plus de 600 !), une majoration de l’indemnité de départ en retraite pour tous les salariés du site, et pas seulement ceux de la filière liquide ;
- pour les salariés qui seront mutés sur le site de Florange, une prime spécifique d’adaptation ;
- pour les salariés qui accepteraient une mobilité géographique (Fos, Dunkerque par exemple), des mesures d’aides nettement supérieures à ce que prévoit l’accord CAP 2013
Il est indispensable que la formation et l’accompagnement des salariés mutés en interne sur le site se fasse de manière efficace, et que cette période transitoire de « sur-effectif » soit mise à profit de cet objectif. Les secteurs d’accueil doivent avoir leur mot à dire pour que ce processus se déroule convenablement.

La CFE-CGC attend aussi le redémarrage d’un véritable processus de Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences sur l’ensemble des établissements avec la reprise des embauches.

mercredi 23 janvier 2013

Cours des Comptes et Assurance chômage : risque d'explosion du système

Le rapport de la Cour des comptes sur le système d’assurance chômage s’alarme du creusement des déficits.

Il formule 25 propositions et, parmi celles-ci, revient la sempiternelle nécessité, selon elle, de revoir à la baisse le plafond d’indemnisation.

La CFE-CGC rappelle que chacun cotise en proportion de son salaire ! À salaire élevé, cotisation élevée qui alimente substantiellement l’UNEDIC. Lorsqu’un incident survient, domestique, de voiture, d’habitation… il ne vient à l’idée de personne de mettre en cause le niveau d’indemnisation ! Les primes d’assurance ont été payées en conséquence.

La CFE-CGC met en garde contre le risque d’explosion de nos systèmes d’assurances sociales basés sur la mutualisation et la solidarité. Faire payer toujours davantage certains pour de moins en moins de droits va conduire ceux-ci à vouloir sortir du système pour s’assurer individuellement.

La première solution pour résorber les déficits sociaux passe par une croissance  économique soutenue et durable qui s’accompagne mécaniquement d’un taux d’emploi élevé.

samedi 19 janvier 2013

SID Echos n°9

Le numéro de janvier est ici ainsi que l'annexe sur les donations rédigée par la section des retraités ici

lundi 14 janvier 2013

Sécurisation de l'emploi : la CFE-CGC signe l'accord

Face à la volonté affirmée des employeurs de libéraliser à outrance le marché du travail, il a fallu de la persévérance pour emporter ce challenge. La CFE-CGC, première organisation syndicale de l’encadrement, a joué son rôle de contrepoids entre trop de réformisme et trop de dogmatisme.
L’accord finalisé est une étape importante, fondatrice, offensive et mesurée pour assurer aux salariés de véritables droits face aux effets ravageurs de la baisse de compétitivité ou la disparition des entreprises.
La CFE-CGC se félicite d’avoir notamment soutenu toutes les contreparties, toutes les garanties compensatoires des accords de maintien de l’emploi ou de plans de mobilités pour faire face aux difficultés économiques des entreprises.
La CFE-CGC a par ailleurs conquis un véritable droit à la mobilité temporaire assortie d’un droit de retour dans l’entreprise, favorable notamment à l’encadrement. Dans le même temps, la CFE-CGC a réussi à faire reculer le patronat sur ses propositions tendant à réduire les contentieux judiciaires à leur plus simple expression. Enfin, la CFE-CGC a soutenu et gagné la présence d’administrateurs salariés avec voix délibérative au sein des organes de gouvernance, ce qui conditionnait la présence de la CFE-CGC au cœur de la négociation.
Le dialogue social enfin incontournable, dans toutes les étapes tant conjoncturelles que structurelles, marque le temps d’un changement profond de la culture d’entreprise. La CFE-CGC s’en réjouit et sera cependant très attentive à sa déclinaison dans les accords nationaux et de branches prévus par cet accord. C’est sur ces fondements que son comité directeur s’est prononcé en faveur de la signature pour relancer l’emploi !