vendredi 23 novembre 2012

Comuniqué de presse gouvernemental : Avenir du site de Florange

Arnaud MONTEBOURG et Michel SAPIN tiennent à préciser qu'ils partagent le même but pour le site de  Florange : trouver une solution qui garantisse son avenir intégré et y permette le maintien de l'emploi.
Dans cette perspective, il ne s'agit évidemment pas de nationaliser l'ensemble du secteur sidérurgique  français, ainsi que l'a souligné Michel SAPIN ce matin sur LCI. C'est au groupe Arcelor Mittal qu'il revient de prendre ses responsabilités et d’accepter d'envisager un processus de cession de l'ensemble du site, qui suscite l'intérêt de plusieurs repreneurs. Dans ce cadre l’Etat prendra ses responsabilités pour faciliter une reprise du site de Florange comme l’a indiqué Arnaud MONTEBOURG hier au Sénat.

mercredi 14 novembre 2012

Le MAG CFE-CGC de Novembre


CCE Extra ArcelorMittal Atlantique et Lorraine du 6 novembre 2012

1) Information sur le processus de recherche d’un éventuel repreneur pour la phase liquide de Florange

La vente de la phase liquide (incluant la cokerie pour que le périmètre soit cohérent) n’est pas le projet du Groupe. Celui ci a répondu à la demande du gouvernement, et la recherche du repreneur est réalisée par l’Etat français. Le groupe collabore dans la limite de la préservation de ses intérêts, notamment commerciaux.
Cas de Florange : Simplification en 2 phases :
   Phase 1 ==>Teaser (document de 5/10 pages envoyé à une centaine de contacts) et IM (Information Memorandum) (document de 40 / 60 pages envoyé à 20 contacts)
  Phase 2 ==> Data room (site internet) et présentation management (document de 20 / 40 pages envoyé vers 2 à 4 contacts)
Une banque d’affaires est sollicitée pour cette opération. (Crédit Agricole). Beaucoup de repreneurs potentiels se sont fait connaître, mais certains pour des intérêts tout autre que de faire fonctionner cette activité de façon consistante. L’avantage de travailler avec la banque d’affaire est de faire le tri dans tous ces candidats. Les frais liés à cette recherche de repreneurs sont en grande partie à la charge du Groupe. L’état contribue via l’utilisation de ses réseaux, ses structures (agences, ambassades, …). La première listes des « 100 » a été établie par le gouvernement, et échangée avec le Groupe (catégorie sidérurgiques, investisseurs, etc …).
A ce jour, le nombre de lettres d’intérêt est « dans la norme » de tout processus de cession classique. H.Bourrier ne peut pas être plus précis à ce stade de l’information. La vente du site complet ne fait pas partie du projet du Groupe. La question (embarrassante …) ne se pose donc pas de savoir si un repreneur aurait été intéressé par la reprise totale du site…
Ce processus n’intègre pas le projet Ulcos, dissocié de l’opération en cours (le teaser est constitué sans Ulcos). De plus, à ce stade, la Direction ne peut pas préjuger de la décision de la Commission Européenne. La décision de l’arrêt de la phase liquide est irrévocable pour le Groupe, quelle que soit la suite concernant le dossier Ulcos. Le Groupe ArcelorMittal sera le décideur final étant donné qu’il est le propriétaire des
actifs. Si le 30 novembre il n’y a pas de signature (y compris avec fixation du prix de vente), il n’y
aura pas de prolongation.
Malgré l’insistance des OS, la Direction ne peut pas en dire plus sur le nombre de lettres d’intentions, sur le nombre de repreneurs ayant demandé à visiter le site, etc … les salariés doivent patienter, et proposition est faite pour un RV avant la fin de mois.

En résumé, infos essentielles du jour :
- quelle que soit la décision pour Ulcos, le projet de vente de la phase liquide n’est pas impacté
- en termes de délais, il n’y aura pas de prolongation
- le périmètre des actifs de la vente n’est pas modulable
- en cas de vente, Dunkerque saura s’alimenter en Coke par ailleurs pour assurer sa production
- les salariés de la phase liquide sont « intégrés » dans l’offre
- une réunion d’info, dans le cadre d’un CCE extra, aura lieu le 19 novembre, dès que des précisions pourront être apportées aux élus

2) Gouvernance et axes prioritaires Atlantique et Lorraine

L'objectif 1er est d’améliorer et maintenir un RBE> 0 sur Atlantique et Lorraine au travers de filières compétitives à EBITDA> 0
Le nouvel ensemble a des atouts qu’il doit savoir utiliser.
A partir d’une usine à brames côtière très compétitive et avec ses deux trains à chaud, et en s’appuyant sur les 7 sites Finishing, il doit être capable de livrer les clients auto/industrie/packaging avec des produits de haute valeur ajoutée et un coût filière performant afin d’obtenir un résultat positif et aussi livrer son aval liégeois de la même manière.

Objectifs et priorités :
Pré-requis : Etablir un dialogue social continu et de qualité non seulement avec les représentants du personnel mais aussi l’ensemble des collaborateurs de l’entreprise, et les principales parties prenantes, qui ont besoin de savoir quelles sont les perspectives d’avenir de nos sites et de Florange en particulier.
3 priorités :
- Etre une référence en Santé-Sécurité
- Réussir l’intégration des équipes Atlantique et Lorraine en tirant profit des synergies industrielles et organisationnelles entre les deux bassins. Création de départements transversaux pour les fonctions supports ou d’ateliers transversaux de partages de bonnes pratiques
- Mener des projets industriels et commerciaux pour rendre profitable chaque filière produit / Client avec une baisse des coûts filières, en se développant sur le marché automobile (représente 55% des volumes), cibler la clientèle industrie vers plus de différenciation produits/services et mettre en oeuvre un plan de compétitivité packaging

lundi 22 octobre 2012

La CFE-CGC soutient le contrat de génération


La CFE-CGC est favorable sur le fond au contrat de génération pour une raison essentielle : que cessent les pratiques de ressources humaines adossées au principe de discrimination des salariés par le seul critère d’âge et par la frilosité à faire entrer des jeunes durablement dans l’emploi !

La CFE-CGC combat les pratiques managériales de réduction de la masse salariale par la pyramide des âges qu’elle juge contreproductives !

Le contrat de génération devrait, s’il est décliné avec loyauté et responsabilité, permettre de redonner du sens au travail grâce à l’embauche de jeunes en CDI, au maintien des seniors et à une véritable transmission des compétences par la négociation d’un accord ou d’un plan d’action définissant les moyens à mettre en œuvre.

La CFE-CGC considère que la négociation finale du 19 octobre a permis de trouver une juste répartition des droits et des devoirs, une ambition et des objectifs chiffrés avec une transmission des compétences organisée grâce à un aménagement du temps du référent au profit du jeune apprenant, bâti sur l’expérimentation des 4 ANI jeunes de 2011. Elle s’est fondée sur les dispositions des accords seniors, renforcées par une transmission identifiée, suivie et évaluée des compétences. Cet accord intergénérationnel sera par ailleurs assorti d’aides de l’État qui devraient inciter, enfin, les entreprises à refonder une dynamique créatrice d’emplois.

La CFE-CGC a joué le jeu. Elle attend de la part du patronat des engagements forts et constructifs qui respectent un accord à décliner rapidement pour renforcer et crédibiliser la démarche.

vendredi 12 octobre 2012

La CFE-CGC rencontre le ministre Arnaud Montebourg, dans le cadre de la semaine d’actions en faveur de l’industrie

Dans le cadre de la semaine d’actions, initiée par IndustriAll European Trade Union et ses fédérations affiliées, visant à la relance de l’industrie, la CFE-CGC rencontre ce vendredi 12 octobre, le ministre du redressement productif Arnaud Montebourg.

La CFE-CGC réitère en ce moment-même auprès du ministre les axes nécessaires à mettre en oeuvre ou à développer en faveur d’une véritable politique industrielle à savoir -le développement de la R&D, en renforçant l’innovation qui sont des facteurs de croissance pour notre futur (en 2011, la R&D ne représentait que 2,2% du PIB contre un objectif de 3,0% en 2013), -l’identification, à partir des pôles de compétitivité, des Instituts de recherches technologiques, les filières industrielles stratégiques de demain.

La CFE-CGC insiste également sur la nécessité d’avoir l’assurance d’obtenir les financements nécessaires dans des conditions économiquement acceptables, notamment en faveur des systèmes productifs territoriaux, des PME-PMI et ETI, et également d’instaurer une fiscalité écologique au niveau des frontières de l’Union européenne en exigeant une réciprocité règlementaire qualitative sur les importations. Par ailleurs, la consolidation du modèle social français reste un facteur clé de compétitivité. Si les salariés sont mal traités, mal soignés, la productivité et la compétitivité en souffriront.

Enfin, la CFE-CGC exhorte le ministre à redonner du sens à l’action des salariés en modifiant la vision des instances de gouvernance des entreprises à travers une Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) bien comprise permettant de fédérer tous les acteurs et de mieux identifier les risques autres qu’économiques et financiers.

lundi 1 octobre 2012

CCE Extraordinaire ArcelorMittal Atlantique et Lorraine : Arrêt définitif des Hauts-Fourneaux de Florange

Le 1er octobre 2012 la Direction d'ArcelorMittal FCE (Flat Carbone Europe) a informé les élus du CCE de son projet de fermeture définitive de la phase liquide de Florange (Hauts-Fourneaux, Agglomération et Aciérie). 
Les raisons avancées sont que les sur-capacités dans la Business Division Nord sont structurelles et que la production de brames concentrée sur les sites de Dunkerque, Gand et Brême est largement suffisante pour les années à venir.
 Cette décision s'inscrit dans une stratégie de sauvegarde de la compétitivité du segement FCE. Toujours selon la Direction ces arrêts définitifs permettraient :
 - d'être plus compétitif sur le coût du coil
 - de restaurer des marges positives pour la société AMAL
 - de redimensionner les services supports et production pour s'adapter à la charge
En contrepartie la Direction affirme sa volonté de faire de la Lorraine un centre d'excellence de l'acier automobile (projets R&D, investissements Usibor, outils de gestion de la qualité ...)

Les arrêts annoncés auront pour conséquence la suppression de 629 postes tant en production et maintenance que dans les fonctions support.
La Direction s'engage devant les élus à conduire un plan social exemplaire dans le cadre d'un dialogue social renforcé. Cet engagement a pour but d'éviter des licenciements économiques par des mesures basées sur le volontariat (en s'appuyant sur la pyramide des âges du site de Florange), un accompagnement personnalisé à la mobilité. Pour ce faire une négociation dans le cadre d'un accord de méthode s'ouvrira la 16 octobre prochain. 

Question ArcelorMittal est-il prêt à vendre la filière liquide ? 
La vente de cette filière liquide (y inclus la cokerie) n’est pas le projet du Groupe. ArcelorMittal insiste sur l’urgence de la mise en œuvre éventuelle de son projet pour assurer les activités de l'aval. ArcelorMittal a accepté d’accéder à la demande du gouvernement penda
nt une période limitée, et avant de lancer la procédure d’information-consultation de son projet. La recherche du repreneur sera réalisée par le gouvernement. Calendrier : délai de 60 jours maximum non renouvelable à compter du 1er octobre (terminé le 1er décembre au plus tard) pour trouver un acheteur et finaliser une lettre d’intention engageante.  
Le site complet intégré n’est pas à vendre. 
La CFE-CGC a à mainte reprises exprimé son opinion négative sur cette option de reprise partielle du site.

 La CFE-CGC AMAL fait la déclaration suivante :

Monsieur le Président,

C’est sans surprise et avec beaucoup de regret, voire de colère, que la CFE-CGC accueille cette annonce relative à la fermeture définitive de la phase liquide de Florange. C’est, sans conteste, une décision douloureuse et grave pour le personnel de Florange, qui s’est impliqué sans compter et ce, depuis de nombreuses années; pour faire que cette usine soit maintenue, prospère et pérenne. Les femmes et les hommes que vous livrez en pâture, les Florangeoises et les Florangeois d’ArcelorMittal que vous sacrifiez, par cette décision, sur l’hôtel de la crise industrielle qui frappe l’Europe, sont, ni plus ni moins les victimes de la crise industrielle et maintenant sociale qui frappe l’Europe, le pays et notre bassin d’emplois.

Monsieur le Président, Florange et son personnel méritent une autre issue. Ils ont droit au respect. Respect, en tant que salariés et professionnels. Respect eu égard en tant que citoyen. Respect aussi à leur famille.
A cet instant, Monsieur le Président, l’émotion est forte.
A cet instant, après l’annonce de cette décision de fermeture définitive, Monsieur le Président, la colère est grande.
A cet instant, la CFE-CGC vous le déclare solennellement, l’amertume et la colère ne cesseront de grandir dans les heures et les jours qui suivront.
A cet instant, notre pensée va en priorité aux salariés et aux familles de Florange.
A cet instant, la CFE-CGC, calme et objective, entend rester à l’écoute du personnel et soutiendra les réactions et expressions de celui-ci. Une décision qui fait mal. Une décision qui détruit nos emplois, nos motivations, nos convictions, nos choix de vie !

La CFE-CGC s'est toujours battue pour le maintien d'un véritable site intégré à Florange. Les élus CFE-CGC ont même été les premiers et les seuls à demander un redémarrage d’un HF à Florange, pendant l’arrêt du HF2 de Dunkerque pour travaux, afin de préserver le métier sur le site en cas de nécessité et conserver les conditions favorables sur place pour réussir l'éventuel investissement ULCOS. On peut encore se demander en quoi cette proposition n'était pas acceptable par le Groupe ?

La CFE-CGC n’a jamais cru à une solution politique pour redémarrer la filière liquide lorraine. Les « politiques », qu’ils soient de droite ou de gauche, doivent s’occuper de régler la crise des dettes souveraines, faire en sorte que l’Europe retrouve un niveau de croissance suffisant (1,5% semble un minimum alors que nous sommes plutôt aux environs de zéro !)…Ils n’ont qu’un rôle mineur à jouer sur la stratégie des entreprises privées. De plus, rappelons-nous que lorsque la sidérurgie était nationalisée, des restructurations, ou des fermetures de sites ont tout de même été réalisées. Les plus anciens se souviennent peut être de la rencontre entre le ministre de l’industrie et de la recherche de l’époque, avec les syndicats de la sidérurgie à Metz en 1984 !

Les élus CFE-CGC, confortés par les salariés que nous estimons représenter au mieux, ont agi, ces derniers mois, de manière responsable vis à vis de notre « fond de commerce », à savoir laisser la possibilité aux salariés de travailler, servir au mieux et dans les délais nos clients… La fidélisation de nos clients, la qualité de nos produits, le respect des délais… sont des arguments valides à mettre dans la balance lorsque nous seront autour de la table des négociations avec les hauts responsables du Groupe. La CFE-CGC est un syndicat responsable, sans positionnement politique, dont le seul but est de défendre au mieux, dans un contexte économique international très difficile, les intérêts de tous les salariés